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L'Edito

Recrutement

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5889 Le 23/11/2020 | Partager
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L'on s’attendait à la voir poindre tôt ou tard. Elle est là: la bombe des jeunes chômeurs. Les derniers chiffres qui viennent le rappeler ne disent pas tout, du moins n’arriveront jamais à restituer, dans un exercice recommandé d’empathie, la triple peine que vit cette population: celle d’être jeune, diplômée et formée pour une grande partie d’entre elle, et celle d’être sans activité.

Si le dossier est propulsé au cœur de l’agenda politique et économique, en réalité,  il n’a jamais complètement disparu des radars. Il est seulement posé en des termes beaucoup plus violents à la lumière de la crise.

Cette explosion du chômage trouve sans doute une grande partie de son explication dans cette nouvelle réalité que la planète traverse et qui continue d’empêcher un retour à la normale de l’activité économique.

Les secteurs qui ne sortent pas exsangues de la pandémie se comptent sur le bout des doigts et du coup les recrutements s’exposent à des scénarios d’effritement inévitables. Ces difficultés à stabiliser les effectifs sont encore plus marquées pour les contrats précaires.

On le sait en effet,  le travail intérimaire constitue un tremplin important pour l’insertion des jeunes en primo-embauche et primo-expérience. Revers de la médaille, c’est aussi l’un des premiers à subir les purges en cas de retournement de cycle, compte tenu des facilités de licenciement qu’il offre.

Alors bien sûr,  si des filets sociaux existaient, le non-emploi serait vécu de façon moins traumatisante, du moins pas comme un échec, mais plutôt en tant que phase transitoire d’un parcours normal.

Face à cette dégradation, et en attendant un retour du privé à meilleure fortune, il ne reste pas beaucoup d’options. Pour parer aux urgences, les pouvoirs publics pourraient être tentés d’appuyer sur la sempiternelle pédale du recrutement dans l’administration.

Après tout, la plupart des gouvernements au cours de ces 30 dernières années  ont procédé de la sorte. Attention cependant à ne pas faire naître de vrais espoirs pour de fausses solutions.

 

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