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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:4032 Le 16/05/2013 | Partager

Dix ans. Juste hier et à des années lumières. Ce jour-là, Casablanca et le Maroc entier furent secoués par des attentats, pas très sophistiqués, mais coordonnés, alors que la thèse dominante était celle de l’immunité. L’indignation fut immédiate et puissante, même si les mouvements islamistes de l’époque avaient mis du temps à condamner cette barbarie.
La réaction a été forte et  claire: le Maroc ne voulait pas de «ça» chez lui. Preuve en est que par la suite la vigilance des voisins et des familles a aidé les services de sécurité dans leur tâche de prévention.
De ces dix ans, trois choses à retenir. D’abord, les services de sécurité ont fait des progrès considérables: pas de Guantanamo au Maroc. Les islamistes les plus durs se plaignent certes d’être surveillés de trop près à leur goût, mais ils n’arrivent pas à mobiliser la société civile en leur faveur.
Le deuxième point est sans doute la cooptation d’une partie de ces mouvements. Sous réserve qu’ils entrent dans le jeu de la vie politique normale et qu’ils marquent  très nettement leurs différences avec les tendances mortifères, ils peuvent aller jusqu’à participer au pouvoir. Le Maroc n’a peut-être pas gagné des as de la gestion publique, mais sa vie politique s’est considérablement enrichie.
Le troisième point doit polariser l’attention car la partie n’est pas finie, au contraire.
Il s’agit de la jeunesse, dont une partie est laissée à l’abandon par les familles, l’école et les élus. Dans notre système, seuls les plus forts s’en sortent, les forts en maths mais aussi les forts en gueule, les forts en fric et les forts en ruse. L’offre des gloires n’est pas 100% honorable, mais par défaut, c’est celle des appartenances d’aujourd’hui, ces appartenances communicantes dont les jeunes ont si grand besoin.
Dans les quartiers sans urbanisme et les écoles sans but,  c’est un autre monde qui grandit, abandonné de tous.

Abdelmounaïm DILAMI

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