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L'Edito

Noyautage

Par L'Economiste| Edition N°:2859 Le 12/09/2008 | Partager

Le Maroc aurait-il la spécialité des grèves bizarres? Après les mouvements des pilotes, des médecins, voilà les professionnels de la viande de Casablanca qui, officiellement, protestent contre... l’abattage clandestin et diverses autres raisons. Comme pour les autres grèves, les déclarations des chevillards et assimilés sont contradictoires et versatiles: on comprend donc qu’il s’agit de préserver des avantages dont les bénéficiaires eux-mêmes ne sont plus très sûrs du bien-fondé.Mais à la différence des pilotes et des médecins, dans la viande, on sent bien que ce qui est dit n’est pas ce qui est et ce qui est n’est pas avouable. Par moments, toute l’affaire sent Palerme ou Naples, ces villes italiennes où les services publics sont totalement noyautés par la Mafia et par sa version nouvelle, la Gamorra. Bien sûr, à Casa, il ne s’agit que de viande, pas de l’ensemble des services publics.Il n’empêche.Comment expliquer que les trois quarts de la viande suivent des circuits frauduleux, que ce soit l’Etat lui-même qui fasse le compte et le dénonce et que rien ne change depuis 40 ans? Comment se fait-il que les réformes échouent les unes après les autres, minées de l’intérieur? Comment se fait-il que même la Santé publique renonce à prévenir les consommateurs du danger qu’ils courent en se servant sur les marchés sauvages?Il est évident que les services municipaux et préfectoraux (jusqu’à ceux de Rabat) n’ont plus leur libre arbitre face aux intérêts occultes qui tiennent ce marché dans la capitale économique. Les fonctionnaires sont-ils physiquement menacés ou financièrement pourris ou encore professionnellement négligents ou bien un peu de tout à la fois en fonction du caractère de chacun?Voilà un bien étrange pays capable de concevoir des logiciels, mais incapable d’abattre correctement les veaux et les moutons, quitte à mettre en danger ses consommateurs!Nadia SALAH

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