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L'Edito

Micro

Par L'Economiste| Edition N°:1430 Le 06/01/2003 | Partager

Malgré les belles casquettes de "jeunes" "promoteurs", "diplômés", le soutien de l'Etat et des banques, le crédit peine. Mais réduit en "micro", distribué par des associations à des marginaux, il explose. Le contraste est saisissant. Les autorités finalisent une convention pour le crédit jeune promoteur, qui, après 15 ans, affiche 60% d'échec. Elles rattrapent le microcrédit lancé sans elles, qui réalise 90% de réussite sur 200.000 personnes que l'on croyait perdues pour l'économie.La facilité serait d'attribuer l'échec du premier aux banques… on commence à les comprendre, avec une réglementation qui ne jure que par le risque, et les dernières poursuites . La Cour Spéciale de Justice hante les comités de crédit plus que Bank Al-Maghrib. Elles préfèrent les gros, les sûrs et les biens garantis.Pour les petits et les jeunes débutants, le problème de financement existe, mais il n'est pas le premier. Le crédit jeune promoteur n'avait pas été inventé parce qu'il y avait des jeunes promoteurs qui voulaient créer des entreprises, mais des chômeurs plus ou moins diplômés qui voulaient un emploi de fonctionnaire. L'Etat a fait une offre artificielle de crédits sans demande. Certains ont investi, d'autres ont dilapidé. Les universités comme la société ne les avaient pas préparés à devenir entrepreneurs. Le microcrédit, lui, répond à un besoin de gens qui n'attendent rien du salariat. Vendeur ambulant ou couturière, ils étaient déjà microentrepreneurs. Le microcrédit arrive comme un outil pour prolonger leur microprojet de survie.Ainsi, le crédit ne réussit pas tant par ses lois ou ses distributeurs, mais par ceux qui le demandent. L'Etat et les banques n'ont réussi à créer par le crédit facile ni de gros entrepreneurs (voir les ardoises CIH, CNCA…) ni de jeunes entrepreneurs. Le besoin et la rue ont créé des microentrepreneurs, qui donnent aujourd'hui des leçons de macroéconomie à la macropolitique qui les ignore.Khalid BELYAZID

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