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L'Edito

Long terme

Par L'Economiste| Edition N°:2865 Le 22/09/2008 | Partager

L’affaire est entendue: l’OCP est le numéro un mondial du phosphate, assis sur 75% des réserves connues. Evidemment le phosphate, ce n’est ni du pétrole ni des diamants. Cependant, on l’a vu avec la crise alimentaire, notre malheureux phosphate compte plus qu’on ne l’imagine pour nourrir les hommes.Par contre, le Maroc n’a pas une activité phosphatière en rapport avec sa position mondiale. Depuis les années 70, quand Mohamed Karim-Lamrani, le puissant DG et Premier ministre, parlait de valorisation, les réalisations sont restées en dessous des opportunités. C’était tout à fait logique car l’OCP servait de caisse d’appoint au budget et l’on sait combien ces années 70 et 80 ont été difficiles pour les finances publiques. La réforme institutionnelle du secteur était à l’ordre du jour depuis 35 ans, mais n’a eu un début d’exécution qu’il y a un an, avec la transformation de l’entreprise société anonyme. Ceci veut dire que l’Etat ne peut plus prendre dans la caisse avant d’en passer par la distribution légale des dividendes et cela veut dire surtout que l’OCP ne peut plus livrer son cash-flow et doit d’abord veiller à l’équilibre de ses comptes, amortissements compris, sous peine d’envoyer son PDG en prison et de fermeture judiciaire. Personne n’en arrivera jamais-là, mais c’est dissuasif. Ce qu’il faut voir surtout c’est qu’ils rétablissent la possibilité d’une vie d’entreprise normale, stratégie à laquelle le gouvernement El Fassi vient de souscrire. Il s’agit d’abord de reconstituer l’outil, qu’à force d’astuces et de travail, on a fait durer bien au-delà de ce que le matériel pouvait promettre. Déjà on compte en milliards de DH. Ensuite, l’OCP devra se concevoir et agir comme un vrai numéro un mondial: là, on compte en dizaines de milliards de DH.Ceci mérite d’être vivement souligné: le gouvernement El Fassi vient de tourner le dos à la facilité financière pour voir l’avenir de ce secteur sur le long terme.Nadia SALAH

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