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L'Edito

L'honneur

Par L'Economiste| Edition N°:1900 Le 22/11/2004 | Partager

Marrakech accueille jusqu'à demain mardi, la conférence de suivi du Sommet sur la société du savoir et de l'information (Pourquoi trouver un nom simple quand on peut faire compliqué?!). La semaine dernière aussi a été très animée pour le monde de l'information et de la communication: la journée nationale, puis la remise des prix de la presse, et fait remarquable, des décorations.Plusieurs professionnels des médias ont ainsi été distingués pour l'ensemble de leur carrière. C'est la première fois que ce genre d'opération est organisée. Il était très émouvant de voir des personnes, parfois âgées, enfin reconnues pour leur apport à la société marocaine. Car c'est bien de cela qu'il s'agissait: sortir définitivement toutes ces professions liées à la communication, du mépris collectif dont on les a longtemps enveloppées. Bien sûr, dans les médias, comme dans toute profession, il y a des individus méprisables, mais ce n'est naturellement pas une raison pour enfermer tout le monde dans la même condamnation. En fait, on comprend bien pourquoi, pendant les années de plomb, l'idéologie officielle couvrait de mépris journaux et journalistes. On comprend aussi pourquoi il est si tentant de conserver ce mépris collectif le plus longtemps possible: quand les journalistes sont méprisés, nul besoin de se donner du mal pour améliorer la transparence. En conséquence, les affaires publiques resteront enveloppées d'un opportun voile d'opacité… ce qui évite de rendre des comptes, comme l'exigerait pourtant la démocratie.Fort heureusement et jusqu'au plus haut niveau de l'Etat, la tentation a été repérée et identifiée. La voilà intelligemment combattue, deux années de suite, par des prix pour le bon travail et maintenant par des décorations. On peut se gausser des décorations honorifiques, mais on a bien tort, car parce qu'elles sont honorifiques, elles établissent ou rétablissent l'idée que ces professions médiatiques sont des métiers honorables. Ce n'est pas rien.Nadia SALAH

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