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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:42 Le 13/08/1992 | Partager

Les entreprises publiques sont en mesure de ruiner les efforts de l'Etat et des entreprises privées pour tenter de redresser les finances publiques. L'assertion est abrupte, pourtant elle est parfaitement exacte.
En période électorale, où presque tous les coups sont permis, il n'est pourtant pas certain que le danger soit bien saisi par l'opinion publique. Les diverses tendances préfèrent s'accuser de gaspillage ou d'intentions de gaspillage, sans rechercher plus avant les mécanismes qui mettent en danger les finances publiques.
On admettra pourtant que le Budget n'a pas besoin de cette menace supplémentaire et on regrettera que le débat reste dans les cercles de spécialistes. De 1983 à 1989, des efforts réels ont été faits pour assainir le secteur public. Il en reste aujourd'hui des vestiges comme l'ONEP, l'ODEP, la CTM, la RED de Rabat, mais la liste est très courte.
On voit se reformer le réseau de dettes entre les entreprises publiques. Le Trésor n'arrive pas à se faire payer les échéances des dettes contractées à l'étranger avec la garantie de l'Etat. Les Conseils d'Administration se tiennent avec retard ou pas du tout. Les procédures de décisions lourdes, comme les investissements, sont court-circuitées. On a pratiquement oublié ce que pouvait être un Contrat de Programme. Pire, puisque chez celles des entreprises publiques qui sont restées disciplinées, les cadres sont en train de se demander si, finalement, il n'aurait pas mieux valu "faire comme les autres", quand ils voient la manière dont les diverses administrations tergiversent pour tenir les engagements pris en échange d'une gestion rigoureuse.
Un espoir cependant avec le retour de M. Karim Lamrani. C'était sous son autorité qu'avaient été appliqués les premiers redressements.

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