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    Par L'Economiste| Edition N°:727 Le 17/03/2000 | Partager

    Soyons clair: le Maroc est un pays rural, non pas parce que c'est un pays agricole, mais parce que c'est un pays sous-développé. Or, à part quelques moments exceptionnels dans la politique économique, Rabat a toujours raisonné comme si la domination démographique des ruraux était la preuve du caractère agricole du Royaume. C'est donc vers I'agriculture qu'ont porté les efforts alors que c'était en direction de la ruralité qu'il fallait agir. C'est ainsi qu'en quarante ans aucune solution alternative n'a été proposée à la morcellisation des terres entre les héritiers ou bien que la stratégie financière a été focalisée sur I'effacement des dettes paysannes. N'ayons pas peur des mots: ces mécanismes, que l'on présente dans les bureaux comme des secours sociaux, sont des mécanismes criminels.
    Ils le sont à plusieurs niveaux.
    Le financement aveugle affaiblit des milliers de familles: le gouvernement et la CNCA sont sans doute sincères dans leur offre d'effacement des dettes, mais les guichetiers, les caïds le sont-ils tous vis-à-vis de chacun de leurs clients? Pire encore, les fellahs compétents, qu'ils soient petits ou grands et qui travaillent sérieusement pour limiter les effets de la sécheresse, sont punis: ils rembourseront parce que, dans les bureaux de la capitale, la politique s'est donné bonne conscience en inventant un nouveau romantisme, celui du petit agriculteur.
    La réalité de cette stratégie romantique, qui n'est pas l'apanage du gouvernement d'alternance, est que ces petits agriculteurs sont chaque année un peu plus enfoncés dans la misère, la dépendance et la précarité.

    Nadia SALAH

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