×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Incroyable

Par L'Economiste| Edition N°:4345 Le 27/08/2014 | Partager

Il y a 128 grands barrages au Maroc. Pourtant, on risque de manquer d’eau. Il faut espérer qu’il pleuvra tôt et beaucoup, car le niveau d’eau est très bas (cf. l’alerte lancée par L’Economiste hier).
La nature du Maroc varie entre méditerranéen et aride, en passant par toutes les nuances du sec, plus ou moins sévère.  Il faut savoir que l’eau naturelle peut entretenir entre 6 et 10 millions de Marocains, mais à condition de vivre très chichement sans industrie, ni tourisme, ni agriculture performante. Durant la terrible sécheresse de 1983-85, l’estimé conseiller Meziane Belfkih disait que sans les barrages, il aurait fallu évacuer les villes du Royaume… pour aller où? Et ne parlons pas de Marrakech, que l’ingéniosité des séguias a transformée en une ville impériale!
De tout temps, l’eau du Maroc, c’est une affaire d’hommes et de politique, de politique au sens le plus noble du terme.
Passons aux questions d’aujourd’hui.
Comment se fait-il, alors que nous avons des plans intelligents et régionalisés pour économiser l’eau, que le niveau des retenues ait baissé aussi vite? Ne fallait-il pas prendre des précautions? N’avons-nous pas agi comme des têtes de linottes en maintenant le niveau d’irrigation comme dans les années fastes (plus de 9/10e de l’eau va à l’irrigation)?
Etait-ce une bonne idée de séparer le ministère de l’Eau de celui de l’Equipement, et d’en faire un sous-département des Mines? A un si petit niveau hiérarchique, a-t-on encore des moyens d’agir?
Troisième série de questions: Pourquoi quatre gouvernements successifs ont-ils préféré sacrifier la sécurité hydrique des gens à la distribution de subventions? Pourtant, il suffisait de pas grand-chose: rien qu’avec ce qu’on met sur le gaz, on construirait un grand barrage toutes les trois semaines ou bien quatre Al Wahda (le 3e plus grand barrage du monde!) chaque année. Incroyable, n’est-ce pas?
 

Nadia SALAH

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse abonnement@leconomiste.com pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc