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L'Edito

Frontières

Par L'Economiste| Edition N°:3923 Le 06/12/2012 | Partager

Ce n’est pas le 8 mars, mais le CES se préoccupe à juste titre de la dichotomie qui continue de caractériser le combat de la parité. Sur cette question, il y a un véritable déphasage entre les attentes de la société civile, les engagements que confère la nouvelle Constitution,  et l’agenda des réformes. Officiellement, personne ne défend une inégalité de principe, y compris parmi les sphères les plus conservatrices. Sur le terrain, le bilan est moins beau à raconter avec un sexisme manifeste dans plusieurs domaines. Au niveau gouvernemental d’abord où il y a  cette sous-représentation ministérielle,  situation qui traduit si besoin est le poids des résistances, la nostalgie d’un passé lointain. Le pire c’est que la seule femme ministre semble tout faire pour être invisible !
Il est important de s’arrêter sur la misogynie dans l’exercice du pouvoir, la prise de décision, du moins dans le public. Sur cette sphère, toujours politique, la sous-représentation féminine devient souvent l’un des grands sujets des campagnes électorales, mais seulement des campagnes. Au Parlement, la question de la parité prend d’autres allures. Celles de savoir s’il y a chez les partis un véritable projet, comme le souhaite la totalité des Marocains, de modernisation politique.
Bien évidemment, le débat ne pourrait occulter toutes les autres formes de discrimination économique, sociale, avec un taux particulièrement alarmant de précarité, de sous-scolarisation,  chez les femmes, surtout dans le milieu rural. De déséquilibres dans les coresponsabilités parentales, dans la répartition des tâches domestiques, le consentement au mariage. Les dernières analyses du CES en donnent un écho supplémentaire. L’idée du conseil de revoir certaines mentions du statut matrimonial, dans un souci d’universalité de la citoyenneté est intéressante, mais ne suffit pas on le sait bien. Il ne faut pas se faire d’illusion, sur ce combat c’est d’abord une question de lobbying. C’est la pression des mouvements féministes qui continuera de faire reculer les frontières. Pas le gouvernement.

Mohamed Benabid

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