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L'Edito

Export

Par L'Economiste| Edition N°:3619 Le 20/09/2011 | Partager

La banque centrale se préoccupe à juste titre de la question de l’offre exportable, éternel maillon faible. Personne ne peut se satisfaire des faibles scores enregistrés pour l’heure. Sur ce point, le gouvernement El Fassi, comme d’ailleurs les gouvernements précédents, aura probablement raté ses objectifs. Au cours de ces dernières années, il faut le reconnaître, il y a eu quelques annonces mais beaucoup de tchatche aussi avec des ministres qui ont excellé dans l’art de prendre des engagements sur du long terme: 10-15 ans. La notion de temps étant relative, pas de risque alors de devoir rendre des comptes ou de mettre la pression.
Il y a bien eu des budgets pour les salons, du «marketing renforcé» et même de «l’intelligence économique», mais les résultats ne suivent pas. Du moins pas dans une taille critique à même de permettre à notre balance commerciale de respirer. Ou de soulager un tant soit peu l’OCP du lourd fardeau et responsabilité qu’on lui fait porter en matière d’export!
L’industrialisation manque à la fois de ressorts et d’imagination.
D’abord de ressorts car les vrais couacs sont la conséquence d’un déficit de cohérence de stratégies dispendieuses et mal évaluées. Comme si l’on restait éternellement amnésiques sur les fondamentaux. A savoir un système de formation efficace, une capacité d’innovation importante, ainsi qu’une infrastructure au point. Le Maroc est bien en train de soigner cette troisième dimension notamment sur sa compétitivité logistique, mais peine sur les deux premières.
Ensuite, l’imagination qui semble manquer cruellement à certains secteurs alors que d’autres arrivent à tirer leurs épingles du jeu, et prennent des parts dans la grande bataille de la mondialisation comme le font si bien les équipementiers auto ou l’aéronautique.
Du coup, les espoirs de renforcement d’une offre exportable s’évanouissent. La vraie réforme attend toujours.

Mohamed Benabid

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