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L'Edito

Exploitation

Par L'Economiste| Edition N°:4677 Le 30/12/2015 | Partager

Voilà une bonne quinzaine d’années qu’il n’y a plus de tension sur les réserves en devises. Bien au contraire, en dépit d’une politique budgétaire désastreuse depuis 2008/09, les devises restent abondantes. Merci aux phosphates, au pétrole, aux voitures, aux touristes…
Alors, pendant que le FMI recommande une plus grande ouverture, on se demande quelle mouche a piqué le gouvernement pour qu’il se mette soudain à courir derrière les voyageurs marocains, pour leur serrer la vis?
En regardant les échecs économiques et sociaux, on comprend: faillites sans précédent de PME, croissance stagnant à un niveau historiquement faible, régimes sociaux de retraites et de soins asphyxiés, tourisme perdant sèchement 10% de ses revenus et par conséquent, le chômage augmente. Comme si cela ne suffisait pas, et alors que les chantiers pour l’eau sont en panne, une sécheresse arrive.
Rien d’étonnant donc à ce que les citoyens nourrissent amertume, voire ressentiment.
Lors des élections locales de septembre, ils ont déjà sanctionné le PJD en le faisant reculer au troisième rang (en nombre de voix). Or, les législatives qui arrivent sont un scrutin plus sensible au nombre de voix que les locales… Nul besoin de faire un dessin.
Franchement, ce n’est pas la devise qui intéresse le gouvernement: dans le meilleur des cas, le gain sera modeste, mais le marché noir, lui, a beaucoup à gagner. Les ministères le savent autant que les citoyens.
Alors qu’est-ce qui est intéressant? C’est l’exploitation du ressentiment né des échecs économiques. L’intérêt du ressentiment c’est qu’on peut le changer facilement en haine sociale, pour éviter la sanction électorale de l’échec politique. La méthode est simple, efficace pour les politiciens, mais dangereuse pour la société marocaine.

 

Nadia SALAH

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