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L'Edito

Epouvantail

Par L'Economiste| Edition N°:3258 Le 20/04/2010 | Partager

L’élection de Abdelouhad Radi à la tête de la Chambre des représentants a remis sur le tapis la question des alliances. Depuis plusieurs mois, la nécessité d’établir des rapprochements entre les partis bien avant les élections de 2012 avait suscité un vif débat dans la classe politique. Ce mouvement de restructuration du champ politique devait en finir avec la balkanisation et faire émerger des blocs forts en mesure de former un gouvernement homogène lors des prochaines élections. Aujourd’hui, cette dynamique semble s’essouffler. Les résistances au changement viennent de dinosaures politiques, confortablement installés dans leurs situations de rente. Alors, tout ce qui risque de menacer leurs privilèges est contré. D’autant qu’ils associent le projet de polarisation au PAM, initié par Fouad Ali Al Himma. Pour le contrecarrer, ils usent de subterfuges sans aller droit au but. L’Istiqlal ne veut pas être avec le PJD dans le même bloc, mais ne le dit pas publiquement. Il veut embarquer avec l’USFP dans le même navire, mais sans le formaliser à cause de leur passif qui n’a pas encore été soldé. L’USFP elle-même ne fait pas preuve de clarté. D’un côté, le parti discute avec le PAM, et de l’autre, il déclare ne pas être favorable aux alliances avant les élections. Du coup, c’est toute l’ingénierie de la carte politique future qui reste en suspens. A croire que nos dirigeants rechignent à entrer dans la modernité politique. Alors, est-ce un retour à la case départ? On est tenté de répondre par l’affirmative surtout lorsqu’on sait que ces deux partis, dits historiques, font miroiter la réanimation de la Koutla, une coalition moribonde. Sans visibilité, ni de calendrier, encore moins de projet de société. Peut-être est-ce seulement un épouvantail pour chasser les mauvais esprits.Mohamed CHAOUI

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