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L'Edito

Echafaudage

Par L'Economiste| Edition N°:3523 Le 05/05/2011 | Partager

L’industrie, l’un de ses mots forts étymologiquement. Il gonfle à bloc l’ego des nations qui rêvent d’en faire leurs vitrines du développement.
Sur ces dernières années, le Maroc a eu sans doute de belles histoires à raconter. Elles ont pu déboucher sur des «plans», des «visions» et ont fait le lit de tout un marché de «rapports», de consultants et de gourous en organisations.
L’on connaît le secteur automobile marocain, par exemple, où la réussite en a fait un petit miracle qui restera dans les annales. Les réajustements apportés à cette industrie, loin de l’affaiblir, auront eu au contraire pour résultat de la rendre encore plus forte.
Evidemment l’industrie n’est pas faite que de champions. Il y a tout un tissu de PME, sous-capitalisées, condamnées à consommer leurs fonds propres, mal accompagnées et qui vivotent en attendant des jours meilleurs ou qui ferment .
Et il est permis d’espérer que des Assises de l’industrie permettent de déboucher sur des mesures concrètes pour au moins sauver les emplois dans ces structures. Trouver de nouvelles mesures, au-delà de ce qui a été entrepris jusque là pour l’industrie, est possible.
La compétitivité ne dépendant plus du coût de la main-d’œuvre, les gisements sont à chercher ailleurs. Dans une R&D qui manque cruellement de moyens et de links entre universités et entreprises. Dans une meilleure approche du dialogue social pour en faire un allier de l’entreprise, et non un boulet imprévisible.
Mais il y a aussi la qualité de l’impulsion et surtout de la coordination politique au sein du gouvernement. Il n’y a pas de super ministre ni de tutelle exclusive sur ce dossier, transversal par excellence et/ou la mobilisation est visible partout. Si on ne l’a pas encore compris, si on n’évite pas les querelles de paternité, alors le risque est de fragiliser un échafaudage que le Maroc aura difficilement mis en place au cours de ces dernières années.

Mohamed BENABID

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