×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Désobéissance

Par L'Economiste| Edition N°:3319 Le 14/07/2010 | Partager

LA loi sur l’enseignement supérieur privé date de l’an 2000. Elle contient le concept d’université privée. Il devait permettre au privé de passer de la simple école à des prestations beaucoup plus sophistiquées, y compris la recherche. Le but était évident: tôt ou tard, le Maroc accélérerait sa croissance, tôt ou tard, il lui faudrait des cadres en grand nombre. Les plus visionnaires y ajoutaient un autre phénomène: lentement la compétitivité européenne s’érodait sous la pression de ses propres coûts et, automatiquement, les producteurs chercheraient dans leur environnement des points de chute pour sauver leurs produits. Il fallait donc que les jeunes soient formés pour profiter de l’aubaine. Et puis, le privé, devenant capable de fonder des universités, pourrait à terme challenger le public, et le public tiendrait la dragée haute à ce nouveau venu. Le monde de l’éducation y aurait sa tranquillité et les douces carrières à l’ancienneté, mais le pays y aurait gagné sur toute la ligne.Simple et évident. On pourrait dire «magique», si personne n’avait expérimenté le processus. Or, des dizaines de pays l’ont fait. En dix ans, ils ont changé la donne. Il n’y a rien de magique, c’est uniquement logique. Le meilleur des exemples: la Finlande vivait des trafics entre l’Est et l’Ouest, l’ouverture de l’Est lui fait perdre ses rentes de contrebandier. Elle révolutionne ses universités, sur le modèle ci-dessus, et fabrique ses inventeurs des mobiles… aussi vite que les Coréens qui sont aussi sur ce système compétitif d’enseignement.Ce n’est pas magique, c’est juste logique… sauf que les fonctionnaires du ministère n’en voulaient pas. On a changé quatre fois le ministre, trois fois le secrétaire général… même les directeurs de département se disent impuissants. La désobéissance y est si efficace que ce ministère n’a pas produit les décrets d’application, dix ans après la promulgation de la loi.Nadia SALAH

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse abonnement@leconomiste.com pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc