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L'Edito

Déprédation

Par L'Economiste| Edition N°:3263 Le 27/04/2010 | Partager

Enfin, on s’en occupe. Un projet de loi vient d’être adopté au Parlement, réprimant le fléau de plus en plus dévastateur du hooliganisme.Selon le texte, la justice aura la main lourde contre les personnes coupables d’actes de violence à l’intérieur et à l’extérieur des stades. Et les sanctions seront sévères: peines de prison ferme, assorties de grosses amendes. Il était temps de traiter un phénomène qui terrorise les populations qui vivent aux abords des stades, avec une peur au ventre pour leurs enfants, mais aussi pour leurs biens. Car, au fil du temps, les matchs de football sont devenus le théâtre de violences qui, parfois, ont conduit à la mort de supporters. Souvent, il s’agit de jeunes déchaînés qui détruisent tout sur leur passage. Combien de vitrines de magasins brisées, d’autobus détruits, de commerces saccagés… Avec un pareil passif récurrent, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un derby comme à Casablanca, le hooliganisme continue de faire des ravages. Pour l’éradiquer définitivement, il faudra commencer par mettre à plat cette déprédation, avant de dresser un état des lieux, ne serait-ce que pour faire apparaître les maillons faibles de cette chaîne de responsabilités. Est-ce les directions des clubs qui ne contrôlent pas assez leurs supporters ou les services de police qui ne parviennent pas à assurer le maintien de l’ordre? Autant de questions qu’il faudra clarifier. Mais, pour l’heure, l’urgence est de créer une structure de lutte contre le hooliganisme, rattachée au ministère de l’Intérieur ou à la Justice. Qu’importe, l’essentiel est de responsabiliser des professionnels pour superviser ces opérations. Et demain, ils devront rendre compte. Car, une loi est nécessaire, mais ne suffit pas, surtout si elle reste inappliquée. Comme tant d’autres.Mohamed CHAOUI

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