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  • L'Edito

    Cybermoeurs

    Par L'Economiste| Edition N°:894 Le 14/11/2000 | Partager

    Internet est entré au Parlement marocain. Il ne s'agit pas de transmettre les débats des commissions en direct, ou de parfaire l'instruction de nos honorables représentants; il est question de défendre nos bonnes moeurs, d'après le ministre chargé des Relations avec le Parlement; et il y aura un projet de loi. En cause, le libre accès aux sites pornographiques dans des cyberclubs qui ouvrent aux enfants et tard le soir.La défense des bonnes moeurs est un vieux truc usé, que tous les gouvernements et parlements du monde ressortent quand ils n'ont plus rien à offrir. Au Maroc, les parents se fichent de la pornographie sur Internet ou sur les paraboles; ils ne s'inquiètent pour leurs enfants que de la médiocrité de l'enseignement, l'insécurité des rues et une économie qui ouvre peu de débouchés, même aux plus brillants.Il faut rappeler à tous nos politiciens, qui ont l'air de tout ignorer d'Internet qu'il existe des logiciels pour filtrer des mots ou des photos, et qu'ils n'ont jamais intéressé personne. Le principe fondateur d'Internet est la liberté et l'égalité de tous les intervenants, ce qui en a fait la plus grande plate-forme de savoir et de commerce à travers le monde. Les Etats ne le contrôlent pas, car ils ne l'ont ni développé ni financé. Ce n'est pas l'Etat marocain qui va commencer là où la puissante Amérique a échoué.Internet n'est ni vicieux ni vertueux, pas plus qu'un marteau ou une machine à coudre. Ce n'est qu'un outil. La tentation est de le diaboliser quand on ne sait pas s'en servir. La vraie question au Parlement et au Ministère chargé des Relations avec lui est qu'allez-vous faire pour apprendre vous-mêmes et sortir le Maroc de sa cyberpauvreté: un Marocain sur 1.000 est connecté contre un Américain sur trois!Voilà pourquoi on ne peut qu'encourager les enfants dans les cybercafés; ils sont surtout intéressés par le "chat", des conversations avec d'autres enfants beaucoup plus passionnantes que tous les débats parlementaires. Ils laissent la pornographie à ceux qui la dénigrent.Khalid BELYAZID

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