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    Crime

    Par L'Economiste| Edition N°:1038 Le 14/06/2001 | Partager

    Les relations sociales sont passées au crime. Après la tension, la haine, le sabotage, voici le meurtre pour cause de grève. Déjà un patron de bus avait foncé sur des employés en sit-in. Aujourd'hui, les usagers s'en mêlent et tuent à Larache un employé qui leur aurait coupé l'eau d'irrigation pour raison de grève. Les trois grands syndicats couvraient le mouvement et se retrouvent à enterrer un militant, à calmer ses camarades et à affronter un mécontentement populaire. Même dilemme pour le gouvernement, surtout qu'il se targue d'être social.Il s'agit là d'un crime qui doit être jugé. Mais le bourbier social dans lequel nous vivons est son terreau. Dans ce cas, la base du drame est le droit de grève, octroyé par la Constitution, mais qui ne connaît aucun devoir et aucune limite, pour la simple raison qu'aucune loi ne l'organise. Alors, chacun l'applique à sa façon, en fonction de sa position de force.Dans les pays les plus avancés en matière sociale, il faut toujours passer par la négociation d'abord, donner un préavis ensuite et respecter un service minimum. Nulle part, on n'arrête l'eau, l'électricité, les urgences. Les gouvernements et les parlements successifs et ceux d'aujourd'hui n'ont jamais eu le courage d'imposer une loi sur la grève, quelle qu'elle soit, prétendant rechercher un consensus entre les partenaires sociaux dans le cadre d'un code du travail devenu la chimère nationale. Or, le temps n'arrange pas les problèmes; il les pourrit. Et c'est l'attentisme qui a conduit à des conflits stupides, à des occupations d'usines, à leur fermeture et aujourd'hui, à des batailles rangées et des crimes.C'est Bled Siba. Les patrons abusifs, les grévistes, les usagers enragés… sont les tribus de notre temps. Les ministres passifs aussi.Khalid BELYAZID

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