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L'Edito

Contraire

Par L'Economiste| Edition N°:3194 Le 20/01/2010 | Partager

Qui aura eu l’une des meilleures croissances du PIB au monde l’année dernière? Le Maroc.Qui aura eu l’un des pires résultats boursiers au monde? Toujours le Maroc.Rabat aura fait un joli plus 5% de PIB, rarissime résultat sur la planète où les économies réelles ont durement souffert des conséquences de la crise financière mondiale. Par contre le Maroc sort un des pires résultats boursiers de la planète. Plus: comme si les chiffres avaient décidé de se moquer de nous, ils affichent plus cinq pour le PIB et à peu près moins cinq pour le Masi, l’un des deux indices-clés de la Bourse de Casablanca. Cette identité de chiffre ressemble à de la malice, mais de malice il n’y a point, il y a simplement une énorme négligence politique.Pour expliquer l’inaction, on se réfère aux titres surévalués durant l’année 2008, titres qui devaient donc être corrigés. Il est exact que les cours ne sont raisonnables que lorsque le PER (price earning ratio, autrement dit le nombre d’années nécessaires pour retrouver son investissement grâce aux dividendes) s’envole au-dessus de 20. Il est parfaitement vrai que des titres avaient en 2008 des PER à 20, 30… et même 70 pendant un petit moment. Cela n’était pas logique, la correction est arrivée; d’ailleurs elle n’est pas finie pour tout le monde. Mais ceci est devenu l’arbre qui cache la forêt, l’anecdote qui voile l’inaction.Parce qu’elle est petite et peu profonde, la Bourse de Casablanca méritait qu’on l’entoure de soins. Elle mérite qu’on y favorise les engagements à long terme par rapport aux actes spéculatifs. Il ne faut pas condamner la spéculation, elle est nécessaire au marché. Mais il ne faut pas la favoriser comme le fait aujourd’hui la politique économique. Sinon, la Bourse perd son sens comme elle le fait aujourd’hui en disant exactement le contraire de ce que dit l’économie marocaine.Nadia SALAH

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