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L'Edito

Civilisation

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5669 Le 06/01/2020 | Partager
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La planète entame la nouvelle année comme elle avait terminé la précédente: avec beaucoup d’incertitude. Les derniers développements irako-iraniens ou libyens ouvrent peu d’espoir tant que la géopolitique offrira comme seule lecture possible au monde musulman un paysage marqué par la peur et l’humiliation au quotidien.

Certes si cette région continue de donner l’impression de s’enfermer dans le déclin, elle ne peut nier sa propre part de responsabilité pour avoir raté la bataille du développement. Ce qui en fait une proie facile à toutes les prétentions d’hégémonie.

Mais sans naïveté, la doxa des relations internationales conduit aussi à rappeler qu’une grande partie de la région est disqualifiée par des interférences extérieures.

Interférences confortées par le fiasco des Nations unies, et donc l’absence d’une réelle gouvernance supranationale. Pire, ce sont des membres du conseil de sécurité qui violent aujourd’hui les résolutions qu’ils ont eux-mêmes votées!

Le chaos libyen est l’archétype de ce système qui marche sur la tête avec un pays, où d’autres nations et des mercenaires viennent se faire la main,  incapable de retrouver le chemin de la modernisation, qui s’est peut-être libéré du joug d’un dictateur mais qui a aussi détruit son Etat et ses institutions.

Comment ne pas redouter le pire avec un champ miné où s’entremêlent dans un cycle mortifère, à côté des enjeux du pétrole et du gaz, des agendas politiques et religieux. Le monde et l’Europe tout particulièrement n’a pourtant pas intérêt à rester passive face à un foyer d’instabilité au cœur du Maghreb ou un énième conflit au Proche-Orient.

Si ce qu’il subsiste comme digue cède, ce ne sera une bonne nouvelle ni pour le risque terroriste ni pour les flux migratoires clandestins sud-nord. En l’absence de pôles de modération et faute d’alternatives de sortie de crise, si ce n’est des scénarios de guerre, ces feuilles sont le symptôme d’un mal profond: un terrible recul de civilisation.

 

 

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