×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Chances

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5573 Le 09/08/2019 | Partager
    mohamed_benabid.jpg

    Voilà une vitalité (ou une aubaine pour reprendre le vocable du monde statistique) démographique qui n’est pas utilisée. La dernière radioscopie du HCP montre que tout reste à faire sur la question de l’emploi.

    En dépit du frémissement sur les chiffres du chômage, les dérapages constatés depuis au moins une vingtaine d’années sont toujours là.

    D’abord en ville comme en campagne, les jeunes sont particulièrement touchés. Ensuite, la majorité des chômeurs (près de 60%) sont des primo-chercheurs, c’est-à-dire qui n’ont jamais goûté aux joies du premier emploi.

    Enfin, la persistance à des niveaux inquiétants (70%) du chômage de longue durée qui représente aussi l’une des vitrines les plus tragiques de la crise avec une population qui est pratiquement en marge de la réinsertion sociale lorsqu’elle n’est pas sur le point de basculer aux marges de la société tout court.

    Dans ce débat, la plus mauvaise réponse serait de continuer de s’en remettre aux déterminants économiques de l’emploi. Même si elles préfèrent souvent botter en touche, les politiques publiques ne peuvent garder la focale sur l’espoir d’une renaissance industrielle ou d’un retour de la croissance, dont il est difficile de déceler les prémices pour l’heure.

    Restent les leviers les plus abordables: s’attaquer aux inerties du marché du travail. On le sait, les jurisprudences en matière de conflits sociaux sont imprévisibles et capricieuses.

    Non seulement, elles n’incitent pas les employeurs, rebutés à la perspective de supporter des coûts de licenciement lourds, au recrutement, mais deviennent aussi un système pousse-au-crime qui justifie le recours, souvent de manière abusive, aux contrats d’intérim.

    Et donc à l’emploi précaire. Ces réformes constituent pour l’heure l’une des dernières chances sur le chemin, étroit, du traitement du chômage.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc