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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:1341 Le 28/08/2002 | Partager

D'une manière discrète mais continue, les fonds saoudiens se retirent des Etats-Unis. Ce n'est pas parce que l'économie ou les entreprises américaines sont moins rentables. Ce mouvement a des soubassements politiques.Depuis les attentats du 11 septembre, l'administration américaine a manifesté une attitude franchement hostile et méprisante à l'égard de l'ensemble arabe. Son soutien au Premier ministre israélien Sharon a choqué les esprits dans le monde entier, parmi eux, les esprits les plus occidentalisés du monde arabe.Même l'Arabie saoudite ne revêt plus une grande importance aux yeux de l'administration Bush. En fait, il est vrai que sur le plan militaire, l'espace arabe ne pèse pas très lourd dans le monde actuel, mais par le pétrole et les revenus pétroliers, des Etats arabes sont capables d'infléchir dans un sens ou dans un autre, les flux économiques internationaux. Ce mouvement de retrait est lent. Il ne détermine pas un changement conjoncturel, mais bien une évolution profonde, laquelle n'est pas seulement financière.C'est en tenant compte de cette évolution logique que L'Economiste avait lancé une campagne préconisant le boycott du dollar par les opérateurs arabes. D'aucuns pouvaient penser qu'il s'agissait là d'un coup d'épée dans l'eau. Le croire était ne pas tenir compte d'une réalité fondamentale: les grandes idées peuvent être semées et rencontrer d'autres idées qui les enrichissent pour devenir finalement des actes fondateurs.Il est évident que l'Arabie saoudite, et après elle les autres investisseurs du Golfe, sont lassés de l'agressivité menaçante de l'administration américaine. A leur manière, très discrètement et calmement, les grands Etats financiers arabes ont décidé d'agir directement sur les opérateurs économiques, lesquels à leur tour devront agir sur l'administration s'ils veulent que leurs affaires continuent "as usual".Abdelmounaïm DILAMI

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