×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

USFP: Le bureau joue la carte de la réconciliation

Par L'Economiste | Edition N°:1652 Le 01/12/2003 | Partager

. Secondé par Radi, El Yazghi promet de réformer le partiSerait-ce un voeu pieux ou un véritable plan de réforme du parti? La déclaration faite par le nouveau premier secrétaire de l'USFP, Mohamed El Yazghi, samedi dernier à Rabat à l'issue de sa désignation, est un véritable programme fait d'engagements et de promesses. Abdelouahed Radi se contentera du poste de premier secrétaire adjoint. Plus qu'un mea culpa et un projet de réforme, cette déclaration a été un message de réconciliation avec toutes les mouvances au sein du parti socialiste. La réunion de vendredi soir a été l'occasion de mettre fin à un véritable feuilleton riche en suspens. La tension qui a prévalu au sein du bureau politique au lendemain du départ de l'ex-premier secrétaire est désormais de l'histoire ancienne. La démission d'Abderrahmane Youssoufi est perçue aujourd'hui comme le commencement d'une nouvelle étape pour l'USFP. Selon El Yazghi, le départ de Youssoufi, survenu dans une conjoncture particulièrement sensible, a été un message à tous les militants de l'USFP et à tous les démocrates du pays. Une véritable remise en question s'impose aujourd'hui pour instaurer plus de visibilité politique. Les enjeux sont importants puisqu'ils concernent la crédibilité de l'action politique, le renouvellement de l'élite, le rendement des institutions élues et le rôle des partis. A quelques mois de la tenue du septième congrès, la volonté de réconciliation d'El Yazghi peut être perçue par certains sceptiques comme un simple cessez-le-feu provisoire. Il ne fait qu'enterrer la hache de guerre pour mieux l'aiguiser, assurent certains observateurs. En tout cas, El Yazghi s'est engagé à relancer les résolutions du dernier congrès. Le dialogue ouvert après le départ de Youssoufi a permis en effet de cerner les défaillances et fixer les priorités pour aborder les préparatifs du prochain congrès dans les meilleures conditions. Il est grand temps, a dit El Yazghi, de consacrer au sein du parti les principes de la gestion démocratique en instaurant les principes de l'élection, l'émulation, la garantie des droits de la minorité et en donnant à la majorité les moyens et les outils pour l'application de son programme politique et organisationnel. Le programme de modernisation et de mise à niveau du parti préconise également d'enrichir l'USFP de nouvelles recrues, de récupérer tous les cadres suspendus et restructurer les organisations régionales et sectorielles pour en faire des centres d'attractivité permanente.Pour assurer le succès de ce programme de réforme, El Yazghi appelle à la solidarité des responsables des organismes dirigeants pour une meilleure gestion de la différence, du dialogue et des concessions communes. L'introduction de nouveaux mécanismes est en effet nécessaire pour mieux gérer la diversité au sein du parti et revoir la méthode et le processus de la prise des décisions.La réforme commence par celle du bureau politique qui exige aujourd'hui de s'abstenir désormais d'exercer des pressions extérieures et de lancer des campagnes médiatiques pour influer sur les décisions du parti. Le bureau politique a convenu d'instaurer une trêve jusqu'à l'organisation du congrès.


Plan d'action

La reconfiguration des missions des instances du parti a fait l'objet d'un plan d'action. La liste intérieure du bureau politique sera réactivée et la conception organisationnelle sera revue. Ceci concernera aussi le rôle de différentes instances du parti depuis la commission administrative en passant par les commissions nationales, la Chabiba et le mouvement féminin. La FDT sera renforcée. Le groupe parlementaire et le groupe gouvernemental devront aussi coordonner leurs actions.Noureddine FASSI

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc