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Economie

Une manne appelée main-d’œuvre

Par L'Economiste | Edition N°:1858 Le 21/09/2004 | Partager

. L’UE aura besoin de 159 millions de migrantsSelon un rapport des Nations unies intitulé «Migration de remplacement: une solution aux populations en déclin et vieillissantes», il n’y aurait d’autres solutions que la migration pour pallier la diminution drastique du rapport entre actifs et inactifs en Europe. Le Vieux Continent doit trouver, durant les 25 prochaines années, un apport de main-d’oeuvre de 159 millions de personnes pour maintenir les grands équilibres socioéconomiques. François Farah, qui dirige la branche population et développement dans la division technique du FNUAP, explique pour les lecteurs de L’Economiste dans quelle mesure la main-d’oeuvre, constituée par les émigrés, peut servir cet objectif de croissance.«Il est vrai que la main-d’oeuvre étrangère représente un potentiel de solution possible au vieillissement de la population en Europe et une source de remplacement des structures démographiques déficitaires dues à la baisse de la fécondité en Europe en deçà du niveau de remplacement démographique», dit le responsable. Il estime que la migration de la main-d’oeuvre dans ce cas consisterait à admettre des travailleurs «d’outre-mer» plutôt jeunes professionnels (recrutés peut-être dans les deux sexes), représentant des profils répondant à des exigences économiques telles que les secteurs de pointe, les qualifications professionnelles et autres. «En fait, explique Farah, il ne s’agit pas seulement d’un complément de main-d’oeuvre pour faire tourner l’économie mais aussi pour payer la sécurité sociale et la pension et le soin du troisième âge qui va en grandissant avec des besoins croissants et des soins de santé aussi coûteux que sophistiqués».La question pour lui est de savoir comment cette migration (légale ou illégale) va s’acquitter de cette mission et à quel prix social, économique, politique et culturel. «Serait-elle organisée ou spontanée? Serait-elle sélective, de sorte à privilégier un sexe particulier, un statut matrimonial donné (on admettrait par exemple des célibataires seulement pour éviter l’installation des familles), une certaine provenance géographique, des groupes ethniques ou religieux, professionnels économiques ou autres? Serait-elle envisagée à court ou moyen terme? Circulaire, rotative ou alternative? avec ou sans des programmes d’intégration d’accompagnement? Avec ou sans des plans de migration de retour? Avec ou sans des restrictions financières, monétaires ou autres? Etc». «Toutes ces questions et beaucoup d’autres sont encore en gestation et demandent à êtres débattues», conclut-il.


Les Chicanos et les Coyottes

«Bienvenue aux immigrés». C’est ainsi que l’écrivain Guy Sorman, également chroniqueur à L’Economiste, a intitulé un des chapitres de son dernier ouvrage «Made in USA» publié chez Fayard. Il y décrit, d’une manière attachante, la longue route des migrants clandestins mexicains vers les USA et le processus d’intégration dans la société américaine. Suite à des visites de terrain, l’écrivain a pu constater que malgré les contrôles, les Mexicains continuent de déferler sur les frontières. Entre 1986 et 2004, près de 10 millions d’illégaux ont franchi la ligne. Des générations entières sont passées par là. Cette réalité, qui donne à réfléchir, est illustrée par un exemple saugrenu, celui du garde-frontière Martinez, un Américain issu lui-même de parents migrants mexicains.Il est prouvé ainsi que la concentration des contrôles dans les frontières réduit les passages de clandestins. Mais généraliser ce modèle sur toute la frontière américaine nécessiterait des ressources qu’aucun gouvernement US ne peut mobiliser. D’autant que le contribuable américain n’est pas hostile à la migration.Ce qui fait qu’à chaque fois qu’on renforce le contrôle dans un territoire, la migration se déplace vers d’autres points de transit, même si les risques sont plus importants. Cela est universel. On le retrouve aussi au Maroc. Le durcissement de l’inspection dans la zone de Gibraltar a orienté les migrants vers d’autres points de transit, plus éloignés et plus risqués comme Kénitra ou Al Hoceïma. Un autre exemple édifiant: le livre raconte aussi comment l’accord de libre-échange ALENA n’a pas abouti à l’effet escompté, celui de créer de la richesse pour contraindre les populations du sud à ne plus monter vers le nord. Dix ans après la signature de cet accord, tous les secteurs économiques des deux pays se sont enrichis sauf les agriculteurs mexicains qui sont restés marginalisés et pauvres. Leur production locale précaire s’est effondrée suite aux importations américaines. Et ils sont allés grossir les files des clandestins.Même si les masses des Chicanos (d’origine mexicaine) se diluent facilement dans le milieu des Coyottes (Américains), le système libéral ne leur accorde pas l’occasion d’accéder à la classe moyenne, non pas en raison de leur origine migratoire mais parce que l’école publique «ne remplirait pas son rôle d’intégration». N. L.

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