×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Dossiers

Un secteur à performances mais sous-exploité

Par L'Economiste | Edition N°:203 Le 09/11/1995 | Partager

L'agro-industrie est l'un des plus importants secteurs industriels aussi bien en termes de production, de valeur ajoutée et de chiffre d'affaires qu'en terme de productivité. Il souffre toutefois d'insuffisances qui minent son développement. Radioscopie d'un secteur qui résiste à la sécheresse.

Un potentiel intéressant mais sous-exploité. C'est sous ce jour que se présente l'agro-industrie. Ce potentiel est d'autant mal connu que les derniers chiffres disponibles sur le secteur datent de 1993 avec l'enquête du Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat (MCIA) sur les industries de transformation, publiée en septembre 1994.

Avec une production avoisinant les 40 milliards de DH, réalisée par près de 1.550 entreprises, et une valeur ajoutée de l'ordre de 12 milliards, l'agro-industrie contribue pour près d'un tiers au PIB industriel. Elle emploie plus de 100.000 personnes, soit 23% de l'effectif global industriel, dont 48% de main-d'oeuvre, 22% d'ouvriers qualifiés et spécialisés et 10% d'employés de bureau. Le reste est constitué de cadres supérieurs techniques (2%), cadres intermédiaires techniques (5%) et de cadres supérieurs administratifs (3%).

Ce secteur se distingue par une productivité apparente du travail (valeur ajoutée/emploi) supérieure à la moyenne, faisait remarquer le MCI dans son enquête de 1993:120.000DH par an et par personne contre 98.000DH A l'export, I'agro-industrie affiche un chiffre d'affaires de quelque 5,5 milliards de DH, réalisé par 250 entreprises. Celles-ci écoulent 59% de leur production sur le marché local.

Balance excédentaire

Les échanges de produits alimentaires avec l'étranger continuent d'être excédentaires. Le solde dégagé au terme des six premiers mois de cette année se chiffre à un peu plus de 601 millions de DH pour des exportations de 5,37 milliards. En 1994, l'excédent s'était élevé à 3 milliards (après un quasi-équilibre l'année précédente), se situant ainsi en dessous des niveaux atteints en 1991 (5,2 milliards) et 1990 (3,8 milliards).

L'ensemble de ces données inclut les chiffres de la branche boissons et tabac, qui regroupe 43 établissements et emploie près de 9.000 personnes. En 1993, cette branche avait contribué pour 6% à la production industrielle et réalisé 7% des investissements (51 millions de DH). Par ailleurs, elle avait généré 20% de la valeur ajoutée, soit un peu plus de 7 milliards.

La branche boissons non alcoolisées compte, quant à elle, 19 établissements et près de 2.900 employés pour une production dépassant 1,5 milliard de DH. L'investissement et la valeur ajoutée s'élèvent respectivement à 120 et 11 millions de DH. La fabrication de boissons alcoolisées est assurée, elle, par 16 unités et 3.182 personnes. Ces unités ont produit l'équivalent de 2.157 millions de DH et généré une valeur ajoutée de 1.380 millions de DH. Concernant l'industrie du tabac, le MCIA fait état d'une production de 3,7 milliards de DH et d'une valeur ajoutée de 5 milliards. cette industrie, qui compte 6 sociétés et 2.872 personnes, a réalisé 5 millions de DH sur les marchés étrangers.

Bien que le secteur soit "diversifié" et relativement "bien avancé en comparaison avec d'autres pays au même stade de développement", aiment à rappeler des professionnels, ses potentialités sont loin d'être exploitées à leur optimum. La faiblesse de la production maraîchère transformée (10% environ sur un total de 3,5 millions de tonnes) et de la production laitière usinée (50%) est souvent donnée en exemple pour illustrer cette situation.

En fait, le développement du secteur est miné par un ensemble de facteurs, avec en tête l'insuffisance des équipements, la faiblesse des capacités et l'inadaptation aux normes de qualité exigées sur les marchés étrangers. Ce sont d'ailleurs ces mêmes facteurs qui sont mis en avant par la Banque Mondiale pour expliquer la faiblesse relative de la compétitivité des produits marocains sur le marché de l'Union européenne notamment.

Selon les experts de l'institution internationale, une plus grande compétitivité passe par la diversification de la production et de la structure commerciale, l'adéquation des pratiques culturales et l'amélioration de l'infrastructure et de la gestion de la qualité, en particulier en ce qui concerne les stations de conditionnement et les marchés de gros.

H.E.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc