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Entreprise Internationale

Travail temporaire: Liquidation judiciaire de RMO

Par L'Economiste | Edition N°:42 Le 13/08/1992 | Partager

Le cinquième groupe de travail temporaire français RMO a été liquidé Jeudi 6 Août par le Tribunal de Commerce de Grenoble, en l'absence de repreneur. Six cents salariés permanents, relevant désormais des dispositions traditionnelles concernant toute entreprise, et 12.000 intérimaires, se retrouvant dans la précarité totale, ont été ainsi mis sur le carreau.
Le président du Tribunal de Commerce de Grenoble a indiqué vendredi 7 Août que les cessions d'agences de RMO seraient réglées au cas par cas et ce, dans les meilleurs délais. Plusieurs repreneurs se seraient déjà manifestés, dit-on.
Six jours après la mise en redressement judiciaire de RMO-TT et de son holding RMO SA, les juges grenoblois ont, en effet, estimé impossible la poursuite de l'activité des deux principales sociétés du groupe, malgré un réseau solide, un fonds de commerce crédible et une forte enseigne.
Fiducial, l'entreprise d'expertise-comptable qui avait été citée comme éventuelle candidate à la reprise de RMO, a déclaré forfait en raison des "graves incertitudes affectant la pérennité de l'entreprise", notamment un passif de 750 millions de Francs.
La situation du marché de l'intérim constitue l'autre frein à la reprise par Fiducial de RMO, qui pesait encore à la fin de l'année dernière 1,98 million de Francs de chiffre d'affaires.
Après une forte progression de 1987 à 1990, le marché du travail temporaire a connu une baisse de 10% en 1991, selon l'Union Nationale des Entreprises de Travail Temporaire (UNETT).
Même les grandes entreprises telles que Ecco (10 milliards de chiffre d'affaires en 1991), Bis qui a accusé 90 millions de pertes en 1991 et fermé 39 agences sur toute la France, Manpower et Adia, sont affectées par la crise. Mais ce sont surtout les moyennes et petites entreprises, 1.118 en tout, qui risquent de ne pas résister au marasme actuel.

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