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Transports : Forte baisse des avaries et manquants dans les ports

Par L'Economiste | Edition N°:42 Le 13/08/1992 | Partager

La Division Juridique du Port de Casablanca a établi un rapport détaillé sur l'évolution de la sinistrabilité (avaries et manquants) des principales marchandises transitant par le Port de Casablanca.
Ce rapport, réalisé à l'occasion du Conseil d'Administration du 7 Juillet, souligne la très nette amélioration depuis 1989. Le tonnage global des avaries et manquants au Port de Casablanca s'est élevé en 1991 à 1.208 T. Par rapport à 1990, le taux de sinistrabilité a baissé de - 50%. En effet, ce taux en tonnage est passé de 0,08% en 1988 à 0,04 en 1989 à 0,028 en 1990 pour se stabiliser à 0,029% en 1991.
Mis à part les produits chimiques et pharmaceutiques qui viennent en tête des marchandises les plus sinistrées, l'amélioration constante de ces taux est due aux précautions apportées par l'Office relativement à certaines marchandises.
En effet, les marchandises dites "convoitées", selon le terme élégant en usage à l'ODEP, ont fait l'objet de mesures particulières, explique-t-on à l'Office.
Le terme sinistrabilité englobe à la fois les vols, la casse, les manquants et avaries. En fait, à la réception de la marchandise, "il est impossible matériellement de tout pointer, de tout passer à la loupe", explique l'état-major de l'ODEP: des pointages sont réalisés, mais cela ne peut être systématique.
Les agents de l'ODEP surveillent de près les taux de sinistrabilité, il est de toute façon impossible de suprimer totalement les manquants et avaries: "ce phénomène existe dans tous les ports". Mais là où, généralement, on rencontre le plus de difficultés, c'est quand il s'agit de marchandises prisées. Il s'agit principalement
des cigarettes, du thé, des CKD...
M. Mohamed Hassad, Directeur Général de l'ODEP, souligne "qu'il a été demandé à la Régie des Tabacs de mettre les cigarettes dans des containers plombés." Du coup, le taux de sinistrabilité a chuté de 0,73% à 0,04%, soit la moitié moins.
Pour les caisses CKD et le thé, l'ODEP a pris également des dispositions particulières. Ces derniers ne sont plus stockés sur les terres-pleins mais dans les magasins couverts. Conséquence immédiate, pour les CKD le taux de sinistrabilité qui était de 0,51% n'est plus que de 0,01%. Pour le thé, on enregistre une baisse moins spectaculaire. Le taux de 0,22% en 1990 est descendu à 0,16% en 1991. M. Hassad précise que "ce sont des taux très faibles mais qu'il faut maintenir en bas, d'autant plus qu'il n'y a pas d'assurance et que les dédommagements sont payés sur les fonds propres de l'Office".
Seuls les produits chimiques et pharmaceutiques posent des problèmes qui ne peuvent être résolus de la part de l'Office.

Un manquant à 1,1 million de DH

Le rapport fait état du montant des règlements effectués par l'ODEP.
En 1991, l'Office a déboursé 3,250 millions de DH contre 1,8 million
en 1990.
"Cette augmentation s'explique principalement par un règlement judiciaire intervenu (*) et représentant à lui seul 35% de l'ensemble des règlements", précise le rapport. Le règlement de cette affaire a porté sur la somme de 1,1 million de DH.
Les règlements judiciaires ont aussi, en partie, été alourdis par le règlement d'une affaire "remorque" portant sur le montant de 0,37 million de DH.
S'agissant des réclamations judiciaires, la Direction d'Exploitation du Port de Casablanca (DEPC) a été assignée pour le montant global de 4 millions de DH au titre de 144 dossiers en 1991.
Le total des règlements judiciaires, en 1991, se chiffre à 2 millions de DH.
S'agissant des règlements amiables, le montant réglé à ce titre est de 0,88 million de DH.
Le rapport note que la première place pour les règlements par voie amiable est reprise en 1991 par le thé. Le rapport exlique que les règlements intervenus au cours de l'année 1991 concernent des dossiers déposés entre 1988 et 1991. La Compagnie La Victoire avait dans un premier temps assigné l'ODEP en justice. C'est après désistement de cette compagnie d'assurances que des transactions amiables se sont concrétisées par un règlement portant sur 177.115,00DH.
Le rapport fait enfin état d'un certain nombre de remarques générales. La première concerne les produits chimiques et pharmaceutiques ainsi que les CKD et pièces de rechange. L'action de l'ODEP pour améliorer la sécurité de ces marchandises devra porter principalement sur les containers et les remorques, recommande-t-il. Pour ces deux catégories (surtout TC) la perte imputable à l'ODEP est qualifiée d'"alarmante", souligne le rapport de l'Office.
Le poids total des arrivages qui a fait l'objet d'une réclamation en 1991 est de 150.213,501T. Le poids total des avaries et manquants au Port de Casablanca est de 1382,400T.
Le poids des manquants et avaries à charge de l'ODEP concerne 114,539T.
Le rapport réalisé par la division juridique rappelle que le poids total du trafic global manipulé au Port de Casablanca (exclusion faite des minerais et hydrocarbures) a été, en 1991, de 4.744.699T. En rapprochant ce dernier tonnage de celui des manquants et avaries (1382,400T), il en est déduit que le taux de sinistrabilité en tonnage au Port de Casablanca en 1991 représente 0,029%, soit pratiquement le même que celui enregistré pour 1990 qui était de 0,028%.

N. H.

(*) Affaire SEVAM introduite devant les tribunaux en 1981 et ayant abouti à une condamnation de l'ODEP par le Tribunal de Première Instance, la Cour d'Appel ainsi que la Cour Suprême.

Les marchandises les plus sinistrées en 1991

Les produits chimiques et pharmaceutiques: 4,702 millions de DH
Les CKD et pièces de rechange: 3,854 millions de DH
Le thé: 2,606 millions de DH
Les containers: 1,964 million de DH
Les remorques: 1,035 million de DH
Le divers: 1,080 millin de DH
Les engins et machines: 1,005 million de DH
Source: Rapport de la Division Juridique de l'ODEP

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