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Entreprise Internationale

Rhône-Poulenc : Les modalités de la privatisation partielle arrêtées

Par L'Economiste | Edition N°:56 Le 03/12/1992 | Partager

Le désengagement partiel de l'Etat du capital de Rhône-Poulenc, annoncé, le 29 Octobre dernier par le Ministère de l'Economie et des Finance (1), se déroulera en deux temps. Les premières modalités des cette opération, qui doit avoir lieu avant le mois de Février, ont été détaillées Mercredi 25 Novembre.

L'Etat va donc mettre sur le marché 6 millions d'actions au moins sur les 32 qu'il détient. Cette Offre Publique de Vente (OPV) dont le prix n'a pas été dévoilé, s'effectuera en trois tranches. Une première, française, menée par la Société Générale et concernant 2,7 millions de titres (soit la moitié de ceux mis sur le marché), une deuxième américaine, pour un million de titres et une troisième internationale, portant sur 1,7 million de titres.

Pilotée par lndosuez, la dernière tranche est notamment destinée à la Grande-Bretagne à la Suisse et aux marchés asiatiques.

Les 600.000 actions (soit 10% du total) réservées aux salariés viendront s'ajouter.

Après l'OPV, l'Etat français procédera à l'échange de CIP (Certificats d'Investissement Privilégiés) et des TPSA (Titres Participants Série A). Les CIP, soit près de 12 millions de titres actuellement en circulation, seront échangés contre des actions ordinaires sur la base d'un CIP pour une action. Compte tenu de la nature de ces papiers (ils sont dépourvus de droit de vote), certains analyses estiment que la parité est avantageuse.

Une fois que l'Etat aura regroupé ces certificats avec des droits de vote et qu'il les aura reconstitués en actions, tout en renonçant à la rémunération supplémentaire attachée au CIP, Rhône-Poulenc devra le dédommager par émission d'actions.

La valeur du privilège sera alors calculée sur la base d'une fourchette entre 55 et 68 Francs par CIP.

Quant aux 4 millions de TPSA, ils seront également échangés à raison d'une action contre un titre participatif.

A l'issue de toutes ces opérations, la participation de l'Etat tombera de 57 à 43%, celle des sociétés du secteur public ( les AGF et le Crédit Lyonnais) de 21 à 19%. La part des actionnaires privés passera alors de 22 à 38%.

(1) Cf L'Economiste du Jeudi 5 Novembre 1992 (n°52), p.16

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