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Que faire pour les clandestins subsahariens?

Par L'Economiste | Edition N°:2430 Le 26/12/2006 | Partager

. Plusieurs ateliers organisés par le Croissant Rouge à Oujda. Des représentants de pays émetteurs et d’accueil présents. Objectif: apporter des réponses adéquates au fléau Tous les participants aux travaux des 3 ateliers régionaux relatifs à la vulnérabilité et l’immigration, qu’ a abrités Oujda du 18 au 23 décembre 2006, confirment que pour contenir ce fléau qui se globalise parallèlement à la mondialisation-globalisation, il est nécessaire de concevoir une vision globale. Mais la solution du problème de l’immigration nécessite un partage équitable des richesses.Quant au choix de la ville d’Oujda pour accueillir ces 3 manifestations, le docteur Mohammed Amara, qui s’exprimait lors de l’atelier régional, organisé par le Croissant Rouge de la wilaya d’Oujda et l’Université Mohammed 1er, sous le thème «L’Oriental face à l’immigration subsaharienne», l’attribue à des raisons historiques, géographiques et culturelles. De fait, la ville a toujours constitué, par sa proximité avec les frontières algérienne et espagnole, une passerelle entre Orient et Occident, Europe et Afrique. Et d’ajouter que, pour ces mêmes raisons, elle demeure la destination de prédilection des immigrants subsahariens désirant se rendre en Europe. Les intervenants ont surtout essayé de situer la problématique des flux migratoires et de débattre des stratégies à mettre en œuvre dans un cadre de partenariat pour pouvoir aider, assister, soutenir, accompagner des milliers de victimes en situation difficile. Toutefois, Abdelhak Janati Idrissi, professeur à la faculté de droit d’Oujda, ne mâche pas ses mots pour mettre en garde contre les politiques européennes en matière d’immigration. Face à une forte pression de leurs ONG, les pays européens, souligne-t-il, n’épargnent aucun effort pour externaliser le droit d’asile des immigrés vers les pays du Maghreb et plus particulièrement le Maroc.Les 19 et 20 décembre, un autre atelier régional sous le thème «L’immigration, mouvements des populations» a été organisé par la Fédération internationale des sociétés nationales des Croix Rouges et Croissants Rouges. Cette rencontre a réuni, autour d’une cause commune, des représantants italiens, espagnols et français, algériens et tunisiens, soudanais, sénégalais, maliens et marocains. L’événément a constitué une opportunité pour établir un diagnostic. L’objectif est de développer une approche globale puisque, selon de nombreux participants, ce fléau tend à se globaliser. La troisième manifestation, inscrite dans la thématique générale, a été organisée par la Fédération internationale et le Croissant Rouge marocain, sous le thème «Evaluation de la vulnérabilité et des capacités». Les travaux ont notamment porté sur les conditions d’intervention, d’assistance et d’aide aux personnes en situation de migration. Cet atelier, qui a duré trois jours, a vu la participation des représentants des Croissants Rouges algérien, tunisien et marocain. Au menu, l’identification et l’évaluation des catastrophes humaines et leur prévention. L’objectif aussi est de mettre en place des réponses intégrées tant dans les pays d’accueil, et de transit que dans ceux émetteurs d’immigrants.


Cerner la vulnérabilité des migrants
Entretien avec Pierre Kremer de la Croix rouge française

Pierre Kremer, chef du service médias de la Fédération internationale, qui représente en même temps la Croix Rouge française, a suivi toutes les interventions du colloque international et de l’atelier régional, et présenté aussi deux exposés dont celui intitulé «Vers un plan de communication et de plaidoyer régional». Il explique les objectifs du programme du Croissant et de la Croix Rouges. - L’Economiste: Pourquoi a-t-on choisi cette thématique?- Pierre Kremer: Tout simplement parce que la situation est dramatique. La publication d’un récent rapport signale que la situation des migrants, notamment dans cette région du monde (Europe, Maghreb et Afrique subsaharienne), est catastrophique. - Et pour vous, la région de l’Oriental est particulièrement concernée par ce phénomène…- Tout à fait. Si Oujda a toujours été une ville de passage et de brassage culturel, aujourd’hui elle subit encore plus les pressions migratoires. La ville est devenue une zone de transit et d’accueil pour tous les migrants irréguliers issus de l’Afrique subsaharienne. Ici, le bureau local du Croissant Rouge est très sollicité. - Quels sont les enjeux de ces actions? - D’abord apporter une assistance humanitaire à la détresse de ces hommes, femmes et enfants qui fuient l’Afrique subsaharienne. On ne peut pas fermer les yeux. Il faut par ailleurs intensifier le dialogue avec les pouvoirs publics et tous les acteurs engagés dans ce domaine. L’objectif aussi est d’établir une connaissance approfondie du phénomène migratoire et de mettre en place des réponses intégrées entre les pays pourvoyeurs, de transit et d’accueil. - Quels sont les moyens déployés pour cela? - Les moyens sont multiples. Ils reposent d’abord sur une volonté commune d’appréhender le drame vécu par des centaines de milliers de migrants. A cette volonté s’ajoute la mise en oeuvre des plans d’action pertinents et d’approches intégrées en amont et en aval des parcours de migration. En suite, il faut noter que cette mobilisation nécessite des moyens financiers adéquats. Aujourd’hui, il est essentiel de comprendre les ressorts de leur exil et cerner la vulnérabilité des migrants. Mohammed Zerhoudi

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