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Economie

Manuels scolaires: Attention aux livres pirates!

Par L'Economiste | Edition N°:1844 Le 01/09/2004 | Partager

. Les parents d’élèves doivent doubler de vigilance à l’achat des livres. Faute de temps, des éditeurs ont fait appel à des imprimeries espagnoles et italiennes . Hausse de prix de 10% pour certains niveauxEncore une rentrée scolaire sur fond de sensibilisation. Le ministère de l’Education nationale insiste sur la validation des manuels. Une circulaire a été diffusée dans les principales délégations à ce sujet. Par ailleurs, un communiqué devra suivre pour sensibiliser les parents d’élèves des écoles publiques. Objectif: avant la rentrée prévue pour le 16 septembre, les parents doivent doubler de vigilance à l’achat des manuels.Le message est on ne peut plus ferme et clair: “Seuls les livres scolaires portant sur la couverture le numéro, la date de validation et les prix sont autorisés à l’enseignement au sein des établissements qui relèvent de l’Education nationale”. Tout ce qui n’est pas homologué par le MEN n’est pas validé. Un cahier des charges a été conçu à cet effet et une commission, constituée de 65 membres, passe au peigne fin les livres qui répondent aux spécifications, ajoute-t-on au MEN. Pour Abderrahim Rami, directeur des Curricula, “tout ce qui n’est pas validé est systématiquement prohibé”. A l’origine de cette initiative, l’existence sur le marché de manuels édités sans autorisation.Côté programmation, de nouveaux manuels sont prévus pour la rentrée. En effet, cette année, trois niveaux disposent de nouveaux livres. Il s’agit des troisième et cinquième années du primaire et la seconde année du collège. Pour chacune des matières de ces niveaux, le ministère a établi des éditions différentes. “Fini le livre unique pour des raisons de diversification”, commente le directeur des Curricula au MEN. Et d’ajouter que cette rentrée “aura entamé la mise en place de la réforme de l’éducation enclenchée en 2002”. Au total, et à partir de 2002, la réforme aura touché 5 niveaux sur 6 au primaire et 2 niveaux sur 3 pour le collège. Actuellement, la durée de vie du livre est de 3 ans au lieu de 15 ans auparavant avec le livre unique, précise Rami. Côté édition, les préparatifs vont bon train et les librairies étoffent leurs équipes de vente. Selon des éditeurs, l’approvisionnement ne souffre d’aucune perturbation cette année. Aujourd’hui, “les nouveaux livres sont disponibles et à 90% imprimés, souligne Ahmed Ansari Filali, DG de Dar Arrachad Al Haditha, éditeur de livres scolaires. Autre nouveauté, depuis l’ouverture à la libre concurrence du marché de l’édition en 2001, plusieurs éditeurs impriment à l’étranger. Principaux pays sollicités pour l’impression: l’Espagne et l’Italie. Derrière ce choix, expliquent les éditeurs, le respect des délais mais aussi la qualité. Cette sous-traitance de l’impression à l’étranger est surtout justifiée par les courts délais dans l’exécution. “Les imprimeries étrangères sont plus rapides et exécutent le travail selon des standards de qualité irréprochable”, souligne un éditeur. En plus, il y a le facteur coût compte tenu du fort tirage, explique un responsable à l’imprimerie Annajah al Jadida. “En général, nous imprimons lors des périodes creuses, souvent en juillet-août, ce qui permet une impression à des prix abordables”. Généralement, les prix varient entre 15 et 24 DH, selon le cycle primaire ou collégial. Toutefois, le MEN précise qu’une “augmentation insignifiante ne dépassant pas les 10%”, a été prévue pour les nouveaux livres. Insignifiante eu égard aux coûts du papier et de l’énergie, et surtout compte tenu de la hausse du Smig, précise le directeur des Curricula. Par ailleurs, de nombreux éditeurs pointent du doigt la validation tardive de certains manuels par le MEN. “Le retard pris dans l’approvisionnement est dû en grande partie au fait que certains livres ont été validés tardivement”, précisent des éditeurs. Ce qui explique, selon eux, que les livres ne sont pas encore tous disponibles à 100%. Et le MEN de nuancer: “C’est le cas notamment pour quelques livres”. Car auparavant, il y avait le livre unique. Actuellement, les objectifs de diversification et l’effet de la libre concurrence demandent plus de temps lors de la validation. De plus, les changements prévus exigent plus d’efforts dans la conception du contenu pédagogique des livres, précise le Men. Ainsi, les nouveaux manuels insistent, selon la direction des Curricula, sur les valeurs de citoyenneté, de civisme, histoire… c’est dire que les livres doivent constamment tenir compte des évolutions et prévoir des ajustements, est-il ajouté. L’intérêt, selon Rami, est de se mettre au diapason avec l’actualité, de l’évolution technologique, pédagogique, académique et scientifique. Amin RBOUB


Tailleurs, à vos machines!

La réforme de l’enseignement n’a pas apporté seulement son lot d’échecs et de frustrations. Mais également des “trouvailles”: les écoliers sont contraints à partir de cette année à porter… l’uniforme. Toutes les écoles ont reçu comme instructions d’exiger des “chérubins” (ou de leurs parents) de porter les mêmes jupes, chemises et pantalons. Cela fait ordre, dit-on. Cependant, cela n’améliore en rien l’intelligence de nos gosses. Bref, comme toutes les occasions sont bonnes pour mettre la main dans la poche des parents, les adresses de tailleurs “conventionnés” avec les écoles sont fournies avec la liste des fournitures. Et l’on ne peut aller que chez le tailleur indiqué par l’école. Si l’on va chez un autre, celui-ci vous demande dans quelle école se trouve votre progéniture et vous renvoie chez le tailleur… accrédité. J.E.H

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