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Courrier des Lecteurs

Financement extérieur : Les opportunités de l'Easdaq

Par L'Economiste | Edition N°:255 Le 21/11/1996 | Partager

L'Easdaq, le nouveau marché européen, a démarré en septembre. Il est ouvert aux entreprises non
européennes. La transparence exige cependant un ticket d'entrée au prix élevé.

A plus ou moins long terme, une société marocaine pourrait lever des fonds étrangers via l'Easdaq, le nouveau marché européen. La nouvelle bourse pan-européenne qui a démarré en septembre dernier est en effet ouverte aux entreprises non européennes, souligne M. Michel Clérin(1), Coordinateur du programme de Développement Secteur Privé de l'Union Européenne au Maroc. Elle est présentée comme une alternative à l'introduction dans une bourse locale.
L'Easdaq est une bourse calquée sur la Nasdaq américaine. Elle est indépendante des bourses européennes et permet à des sociétés présentant un fort potentiel de croissance d'avoir accès au capital-risque de manière à surmonter les problèmes de financement du haut du bilan.
Cette nouvelle bourse européenne est une société de droit belge basée à Bruxelles. Elle est dotée d'un capital de 10 millions de Dollars. Le tour de table est formé de 70 participants.
L'idée de sa création a germé en 1993. Des pays comme la France et la Grande-Bretagne ont cependant anticipé, fondant leur propre structure: le nouveau marché à Paris et l'AIM (Alternative Investment Market) à Londres.

L'Easdaq désire accéder au même rang que son homologue américaine. Selon M. Clérin, elles pourrait attirer quelque 10.000 sociétés d'ici 10 ans. Il estime, sans avancer de chiffres, que le potentiel d'investissement est gigantesque. Pour l'instant, ce n'est pas encore le grand rush. Il est vrai que les conditions d'admission sont draconiennes. Les initiateurs ont voulu dès le départ rassurer les gros investisseurs institutionnels internationaux et notamment les fonds de pensions américains extrêmement rigoureux et très portés sur les marchés à forte rentabilité.
Par conséquent, l'Easdaq est très sélective. Les sociétés aspirantes doivent prouver des actifs au moins égaux à 3,5 millions d'Ecus et introduire à la cote 20% de leur capital.
Elles doivent par ailleurs présenter leurs trois derniers bilans audités par un cabinet international.

Comité d'audit


Cette contrainte de transparence est perceptible à tous les échelons.
Sur le marché, les cours pratiqués et les quantités traitées sont connus. Les sociétés cotées sur l'Easdaq doivent régulièrement fournir des informations aux actionnaires. Elles sont tenues de diffuser leur compte annuel selon les normes comptables internationales. Les résultats semestriels sont communiqués. Toutes leurs publications sont rédigées en anglais. La présence d'un comité d'audit chargé de surveiller les comptes est aussi exigée.
Pour les détracteurs, la réglementation est très contraignante, notamment pour les petites entreprises. Cependant, en contrepartie de cette rigueur, l'Easdaq procure une valorisation supérieure et offre la possibilité de lever plus de fonds que sur un marché local. En effet, l'Easdaq met à l'unisson les plus grands marchés boursiers mondiaux. Et pour assurer la liquidité, chaque société cotée est flanquée de deux banquiers teneurs de marché chargés d'animer le titre et de faciliter les échanges.
En raison des contraintes réglementaires, les sociétés marocaines semblent, pour l'instant, être hors de course. Ce n'est pourtant pas l'avis de M. Clérin. Il estime que le Maroc présente actuellement une vingtaine de sociétés en mesure d'accéder à ce marché. Et de préciser que des sociétés égyptiennes, turques et israéliennes sont déjà sur la ligne. Côté conseil: pas de doute non plus. L'expert européen considère qu'il existe suffisamment de sociétés de bourse locales aptes à préparer une introduction à l'Easdaq.

Alie Dior NDOUR.

(1) M. Clérin a fait une communication sur le sujet lors de la Journée de la Finance organisée le 31 octobre par l'AMTE (Association Marocaine des Trésoriers d'Entreprises).

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