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Politique

Code électoral: Les conseillers s’en mêlent

Par L'Economiste | Edition N°:2430 Le 26/12/2006 | Partager

. Séance décisive aujourd’hui à la commission de la justice. Le PPS se mobilise pour ramener le seuil d’éligibilité à 5% . L’opposition revient à la charge pour demander la suppression du seuil des 3% Les conseillers vont-ils créer l’événement en ce qui concerne le code électoral? Les tractations finales sur le texte, adopté in extremis par la première Chambre, se sont déroulées tout le week-end. Aujourd’hui, les décisions finales devraient tomber. Les conseillers sont invités à présenter leurs amendements au projet gouvernemental lors de la réunion de la commission de la justice, programmée en fin de journée à la suite de la séance des questions orales. Le PPS, qui s’était conformé à une position de principe solidaire de la majorité au sein de la première Chambre, sortira de sa réserve. Le chef du groupe parlementaire de l’Alliance socialiste à la deuxième Chambre ne fait pas de mystère sur la position de son parti. «Nous proposerons de réduire à 5% le seuil d’éligibilité», nous a-t-il déclaré. Les partis de l’opposition iront évidemment plus loin. Ils reviendront à la charge pour demander la suppression pure et simple du seuil d’éligibilité que ce soit en matière d’accès au scrutin (3%) ou d’entrée à la députation (6%). Auparavant, on s’attendait à ce que le projet de loi, en particulier la loi organique de la première Chambre, passe sans encombre. L’USFP aura joué la pression jusqu’au bout. Ainsi, l’argument circulait sur «l’indélicatesse» pour les conseillers d’amender un projet qui concerne en dernier ressort les députés. «Ils ont choisi leur mode d’élection, nous n’avons qu’à l’approuver», suggéraient certains conseillers de la majorité. Qu’est-ce qui a changé au fait? La position du PPS devrait-elle ouvrir une brèche pour justifier le renvoi souhaité du projet pour une deuxième lecture à la première Chambre? A l’évidence oui. A condition que les conseillers aillent jusqu’au bout de leur mouvement. Y compris ceux de la majorité qui disent aujourd’hui n’attendre que le feu vert de leurs chefs de parti pour aller dans le sens du mouvement général.Le lobbying actif de deux députées, en l’occurrence Nouzha Skalli du PPS, et Milouda Hazib du PND, ne suffit pas à justifier l’inflexion de position -si elle a lieu- de la part des élus de l’USFP, de l’Istiqlal et du MP. Les deux femmes ont certes fait montre d’un activisme singulier, donnant preuve d’une persévérance rare. Au point que d’aucuns se sont demandés pourquoi les médias avaient donné autant d’échos à leur requête. Mais le vent qui souffle aujourd’hui sur la deuxième Chambre vient d’ailleurs.. Etat de malaiseUne thèse circule au sujet de la nécessité pour la deuxième Chambre d’apporter sa pierre à l’édifice. «Une action en faveur d’une révision du projet du code électoral contribuera à donner quelque crédit à une institution en mal d’image», souligne un conseiller de l’opposition. L’affaire de l’achat des voix impliquant des jugements en première instance de «conseillers corrupteurs» jette une ombre sur l’édifice. Nombre de décisions aujourd’hui prises à l’encontre des projets de loi présentés par le gouvernement interviennent en réaction à ces jugements. La réaction d’un conseiller, importuné par le fait que la presse le mette «dans le même panier que des voyous», en dit long sur l’état de malaise au sein de l’institution. La thèse, qui s’en trouve ainsi crédibilisée, de la suppression pure et simple de la Chambre des conseillers, devrait-elle compter avec la détermination des opposants. Ces derniers semblent aujourd’hui conscients du rôle qu’ils ont à jouer pour préserver le privilège de l’édifice? Autant d’interrogations qui trouveront réponse dans le vote définitif que les conseillers consacreront à un projet de loi polémique.


L’Istiqlal mène la pression

Refaire les élections du tiers sortant de la deuxième Chambre, c’est l’argument qu’aura trouvé l’Istiqlal pour faire pression sur le processus des jugements en cours des conseillers. La thèse circule dans le microcosme politique. Elle arrange le PPS en particulier, mis à mal après l’implication de trois de ses conseillers dans les affaires d’achat des voix. Ismaïl Alaoui, relayé par son parti, a crié au scandale soupçonnant un«acharnement» contre le PPS. Le MP serait également de la partie. Les trois se concertent pour adresser leur requête commune au Premier ministre.


Le «Forum» cherche une image

Le Forum des femmes parlementaires du Maroc réussira-t-il à changer l’image d’inaction qui lui colle depuis sa création? Après un accouchement dans la douleur, les querelles partisanes et personnelles ayant été fortes, le Forum a existé bon gré mal gré. A sa précédente présidente, Bouchra El Khyari, on reprochait son manque de délégation. «Elle a surtout été lente à passer le témoin», souligne une députée. La reprise en main est-elle aujourd’hui assurée avec Zahia Dadi Skalli? Le poste de présidente semble donner du punch à cette militante du RNI. Pour sa première action, elle choisit un débat sur l’affaire du Sahara. «Mon intention est de sortir le Forum de son carcan et de l’inscrire dans une démarche dynamique qui souligne l’implication politique de ses membres», souligne-t-elle. La nouvelle présidente n’a que quelques mois avant les prochaines législatives. De fait, elle met les bouchées doubles pour assurer une visibilité à son programme. La priorité y est accordée au politique. Une manière de dire que «les potiches, c’est ailleurs qu’il faut les chercher». Khadija RIDOUANE

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