×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Entreprises

Bank Al Amal: De nouvelles activités

Par L'Economiste | Edition N°:42 Le 13/08/1992 | Partager

Bank Al Amal a été créée pour le financement des projets des RME en 1989. Son intervention est restée, cependant, limitée. Elle acquiert, depuis Avril 1992, deux nouvelles activités pour dynamiser sa présence sur le marché. Il s'agit de l'étude directe des dossiers et de l'accord des crédits à moyen et long terme.

Depuis Avril, Bank Al Amal a modifié son champ d'action. Avant cette date, tous les dossiers transitaient obligatoirement par les agences du système bancaire et financier. Aujourd'hui, Bank Al Amal se propose d'étudier les dossiers des Ressortissants Marocains à l'Etranger (RME). Mais l'option de transit par les agences du système bancaire et financier demeure. Bank Al Amal profitera toujours des agences du système bancaire et financier.
La banque spécialisée n'a effectué jusqu'à présent que très peu d'opérations. Son encours à la date d'aujourd'hui n'est que de 75 millions de Dirhams, montant insignifiant par rapport à son capital qui est de 400 millions de Dirhams et qui sera de 500 millions de Dirhams en 1993.
Cependant, l'activité de Bank Al Amal est qualifiée d'encourageante pour les sept premiers mois de l'année 1992. En effet, il y a eu, durant cette période, une multiplication par 2,8 du montant des investissements agréés et 2,4 du montant des prêts accordés, en comparaison à l'année 1991.

Banque ignorée

Le fait que les dossiers transitaient nécessairement par les agences du système bancaire et financier faisait que les RME ignoraient Bank Al Amal, estime-t-on auprès de l'institution. "Le système bancaire et financier n'étant pas directement concerné, il ne portait pas un réel intérêt aux dossiers des RME", expliquent les responsables de Bank Al Amal.
Pour répondre à l'élargissement de son activité, les responsables de Bank Al Amal comptent recruter du personnel. Un changement du siège est aussi prévu. Actuellement Bank Al Amal et Dâr Ad Damâne logent dans l'annexe de l'agence de Bank AL Maghrib de Casablanca.
La seconde nouveauté de Bank Al Amal est qu'elle offre, depuis Avril, le crédit à moyen et long terme aux conditions du marché aux RME, tant en matière de taux qu'en matière de garantie. Ceci est réalisé afin de faciliter aux RME l'aboutissement de leurs projets, précise-t-on chez Bank Al Amal. La rentabilité les placements des fonds est, également, un objectif recherché.
Bank Al Amal suit ainsi la tendance du décloisonnement du système bancaire et financier. Cependant, "lorsque le capital de Bank Al Amal sera épuisé, il est probable que la banque devienne un intermédiaire sur des lignes de crédit particulières ou spécialisées", souligne-t-on.
Mais, la particularité de Bank Al Amal reste l'accord du prêt participatif. Contrairement à ce que laisserait entendre son appellation, le prêt participatif est assimilé à des fonds propres. Il s'agit d'un prêt qui devra être remboursé après le règlement des prêts du système bancaire et financier.

Des taux préférentiels

Le prêt participatif est à des taux d'intérêts préférentiels. Ils sont à 9% pour les prêts d'une durée de 4 à 9 ans et de 10% pour les prêts d'une durée de 10 à 15 ans. Le prêt participatif n'exige pas des garanties réelles. La seule condition est la garantie de Dâr Ad-Damâne(1).
Le prêt participatif peut financer jusqu'à 40% du montant de l'investissement. Il est cependant plafonné à 1% du capital de Bank Al Amal, soit 4 millions de Dirhams actuellement et 5 millions de Dirhams en 1993. Ce prêt doit être garanti à hauteur de 40% par Dâr Ad-Damâne, 20% par le système bancaire et financier dans le cas où ce dernier finance l'autre partie du programme d'investissement. Enfin, les autres 40% restent aux risques de Bank Al Amal.
Bank Al Amal peut, également, prendre des participations dans le capital d'une entreprise appartenant à un RME ou dans laquelle un des associés est un RME.
Cette prise de participation peut intervenir au moment de la constitution du capital ou à l'occasion de son augmentation, précise-t-on. Toutefois, la prise de participation ne doit pas excéder 20% du capital. Bank Al Amal est appelée à se retirer lorsque "l'entreprise est capable de voler de ses propres ailes".
Enfin, Bank Al Amal demande actuellement au Ministère de l'Intérieur des lots de terrains viabilisés qu'elle pourra céder "aux RME à des prix raisonnables". Ces opérations, si elles se font, amèneraient la banque sur le terrain de la promotion immobilière destinée à l'industrie.
Comme Dâr Ad-Damâne, Bank Al Amal a été créée, en 1989, par deux conventions cadre. Mais sa particularité est que 75% du capital appartiennent aux RME. Il y a eu distribution gratuite des actions de 50 Dirhams pour les RME qui réalisent des transferts de devises.
En fait, les RME qui transféraient une partie de leur revenu percevaient une marge positive sur le taux de change. Mais, cette majoration a dû être annulée avec la nécessaire unification du taux de change. Cependant, les bonifications sont restées gelées dans le système bancaire et financier. A la création de Bank Al Amal, ces bonifications ont été intégrées dans son capital .
Mais, il est à préciser que Bank Al Amal offre ses services à tout RME, qu'il soit au capital de la banque ou non.
Le conseil d'administration est présidé par Le Gouverneur de Bank Al Maghrib, neuf ressortissants et neuf banques y siègent. Le système bancaire et financier garde 50% des voix quoiqu'il ne possède que 25% du capital. Chaque action du système bancaire et financier a une valeur de trois voix. "Il fallait constituer un noyau dur au sein du capital", nous a-t-on précisé de sources autorisées.
Les RME qui siègent au Conseil d'Administration sont choisis parmi les représentants des Amicales. Ils représentent un "trait d'union" entre Bank Al Amal et les RME installés à l'étranger. Par ailleurs, Bank Al Amal est actionnaire à hauteur de 30% dans le capital de Bank Chaâbi du Maroc à Paris, filiale de Droit français de la Banque Populaire. Elle peut alors vulgariser ses services par le biais de cette banque, qui est représentée à Paris, Marseille, Lyon et Bruxelle.

Laïla TRIKI

(1) Cf. l'article concernant Dâr Ad Damâne.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc