Courrier des Lecteurs

1er mai: Le dialogue social au point mort

Par L'Economiste | Edition N°:4520 Le 07/05/2015 | Partager

■ Le boycott des syndicats: Vers un front commun!
Le 1er mai dernier était pour le moins des plus particuliers. En effet, c’est la première fois dans l’histoire du syndicalisme marocain que trois centrales boycottent les festivités. Une décision prise suite à l’échec des négociations du dialogue social. Les centrales syndicales en question ne sont en effet pas parvenues à faire aboutir leurs revendications, notamment celles liées à l’amélioration des revenus. L’UMT, la CDT et la FDT ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin et emploieront les grands moyens pour ramener le gouvernement à de nouvelles négociations et parvenir à mettre en place un front syndical commun. Une initiative louable à mon sens. Il est encourageant d’avoir au Maroc des syndicats qui sont prêts à en découdre sévèrement avec le gouvernement pour obtenir de ce dernier des concessions si cruciales pour les salariés actuels.
Y.L
■ Le message des syndicats devrait être pris au sérieux
Le fait que de grandes centrales syndicales boycottent le 1er mai, même si c’est curieux, permet de renseigner sur leur degré d’exaspération. Cela fait deux ans qu’elles disent à qui veut l’entendre que le gouvernement les boude, les écarte de ses décisions, que le dialogue social est au point mort. Leur non participation reste malgré tout un message fort que le gouvernement devrait prendre au sérieux.
A.Z  
■ Des intérêts différents
Le dialogue social ne pourra pas aboutir à une entente concrète tant que les intérêts du gouvernement et des syndicats seront différents. En effet, l’urgence pour le gouvernement consiste à réformer les retraites. Il ne souhaite discuter d’aucun autre point en dehors de celui-là, et certainement pas d’une révision des salaires susceptible de perturber les équilibres budgétaires. En revanche, les trois centrales revendiquent une hausse globale des salaires.
T.R.

Pôle Nord : La prouesse de Nacer Ibn Abdeljalil  

Remarquable, incroyable, inimaginable… Je ne trouve pas les mots pour qualifier la prouesse de notre sportif de l’extrême et casse-cou national Nacer Ibn Abdeljalil. Après avoir gravi le Mont Blanc en Europe ou encore l’Everest au Népal, ce dernier a atteint le pôle Nord il y a quelques jours. Un défi physique et mental de taille, puisque il a parcouru pas moins de 220 km en ski en tirant un traîneau de plus de 80 kg dans des conditions climatiques extrêmes pouvant atteindre les -40 degrés.           
K.I. 

Armes chimiques : La guerre contre le grand Rif concernée

    écris en réaction à l’article sur le centenaire du premier emploi à la guerre des gaz de combat. Votre consultant, dans son article, trouve en effet le moyen de parler de l’utilisation des armes chimiques de destruction massive lors de la 1ère guerre mondiale, lors du conflit entre l’Irak et l’Iran, contre les Kurdes à Halabja, voire en Syrie… Néanmoins, aucun mot sur l’utilisation de ces mêmes armes par la France et l’Espagne contre le grand Rif entre 1921 et 1927, en ciblant les populations civiles. Ce dossier est aujourd’hui d’actualité et il aurait été indiqué par souci d’honnêteté intellectuelle que l’auteur de l’article précité y fasse au moins allusion. Au début du 20ème siècle, l’empire chérifien marocain a été le théâtre d’une partition, d’un dépeçage orchestré par les puissances occidentales dont la France et l’Espagne. Sous couvert d’un «protectorat» et d’une entreprise de «pacification», par les armes, les bombes et le sang, la France et l’Espagne, se voulant théoriquement animés par une mission civilisatrice, ont entrepris des guerres d’agression à l’encontre des tribus et confédérations de tribus libres composant les Etats de l’empire précité. Parmi ces guerres, l’une retient particulièrement l’attention, à savoir la guerre chimique exercée contre le grand Rif. Longtemps durant, l’usage des armes chimiques de destruction massive contre le Rif est resté tabou et gardé secret. Des populations de paysans libres se sont retrouvées agressées, envahies, anéanties ou encore gazées jusqu’au plus profond de leur chair et de leurs êtres, par deux superpuissances européennes au fait de la technologie militaire et surarmée. Le temps, l’ouverture des archives aux chercheurs ainsi que les témoignages ont fait qu’aujourd’hui, plus personne ne conteste sérieusement ce qui s’est passé. La particularité de la guerre chimique contre le Rif est que les effets de ces armes se font encore ressentir aujourd’hui et que les victimes attendent toujours réparations. Les effets des armes chimiques utilisées, à savoir l’ypérite, le phosgène, le diphosgène et la chloropicrine, ont été immédiats et ultérieurs puisqu’ils se poursuivent de nos jours. Dans leur temps, l’emploi des armes non conventionnelles a fait de nombreuses victimes au sein de la population civile, qui était directement visée comme cible principale et privilégiée afin de contraindre le président Mohamed Abdelkrim El Khattabi à mettre fin à la guerre. Non seulement les hommes, mais aussi la faune, la flore, la terre et l’eau se sont retrouvées contaminées avec des conséquences incommensurables. Aujourd’hui encore, la population originaire du grand Rif continue de souffrir de l’emploi passé des armes chimiques de destruction massive.
Pr. Mimoun Charqi

Chômage: La faute à un système éducatif défaillant!

Je souhaite réagir à un récent article paru dans votre journal, lequel expliquait que le chômage dans les pays du monde arabe devient particulièrement alarmant et que le Maroc n’y échappait malheureusement pas.
En effet, le chômage dans les pays arabes est désormais trois fois plus élevé que la moyenne mondiale. Pourquoi? D’après l’article, les systèmes éducatifs arabes sont désormais parmi les pires au monde. Les résultats obtenus par les enfants de ces régions sont alarmants comparés aux résultats obtenus au niveau des autres pays. Il ne s’agit pourtant pas de pauvreté ou d’un manque de moyens financiers. Ainsi, des pays pétroliers comme le Qatar obtiennent des résultats extrêmement médiocres malgré les sommes absolument colossales investies dans l’éducation. S’il ne s’agit pas d’une question d’argent, quelle est donc l’explication? N’ayons pas peur des mots, il s’agit de rigidité intellectuelle et pédagogique. Les enfants arabes ne sont pas encouragés à débattre. Ils ne sont pas non plus encouragés à élire leurs représentants ou à prendre des risques. Ces derniers se contentent trop souvent de logiques d’apprentissage par cœur, sans comprendre ou remettre en question.
Le résultat politique et économique n’est pas étonnant… Il faut à mon avis briser la rigidité intellectuelle qui sclérose les modèles pédagogiques arabes. Les sociétés arabes actuelles ne favorisent pas du tout, mais alors pas du tout, les valeurs de l’entrepreneurship. Il est crucial pour le Maroc de créer un système éducatif qui encourage l’originalité, la différence, l’esprit critique, la tolérance, la prise de risque et  l’expression de soi-même. Le tissu entrepreneurial marocain en sortirait profondément renforcé.
T.G.

■ Les Crypto-monnaies délaissées par les médias marocains
Alors que le sujet est largement médiatisé sur la scène internationale, les crypto-monnaies ne jouissent que de très peu de visibilité au Maroc et plus largement en Afrique. Est-ce le reflet d’une société peu orientée vers les nouvelles technologies ou s’agit-il d’une réponse à une société réfractaire à des systèmes fonctionnant de manière décentralisée et autonome?
L’un comme l’autre ne m’étonnerait pas. Cependant, il s’agit d’une révolution qui, qu’on le veuille ou non, finira par s’introduire au Maroc. Alors pourquoi ne pas s’y attarder tout de suite?
R.A.            
■ Marrakech : L’évènementiel pour sauver le tourisme
Les derniers mois ont malheureusement été riches en attentats orchestrés par des terroristes islamistes de Daech et autres organisations criminelles, ce qui a terni considérablement l’image des musulmans à travers le monde, et ralenti les flux touristiques au Maroc et notamment à Marrakech. Fort heureusement, depuis quelques semaines, l’activité touristique dans la ville ocre a repris des couleurs. Les jours en question ont en fait coïncidé  avec les vacances de Pâques, les vacances marocaines ainsi qu’un agenda culturel et évènementiel bien rempli, comportant des festivals, des congrès ou encore des rencontres sportives. J’encourage fortement les organismes privés et étatiques de créer davantage d’évènements afin de redorer le blason de la ville et d’estomper au maximum les baisses touristiques. Il faut que la province continue d’attirer les touristes et de les fasciner par sa magie.
J.R.
 

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