Courrier des Lecteurs

Inondations: Les leçons à tirer

Par L'Economiste | Edition N°:4413 Le 04/12/2014 | Partager

- Tous responsables…
Dès les premières précipitations hivernales, la situation devient insoutenable. Entre les routes qui s’affaissent dans le Sud, les ponts qui s’effritent, les maisons qui s’effondrent, les accidents et autres noyades d’écoliers, de portés disparus… c’est dramatique. Maintenant, au lieu de pleurer les morts et les vestiges d’ouvrages d’art…. faut s’arrêter un moment, diligenter une enquête et délimiter les niveaux de responsabilité, tant à l’échelle locale que nationale. Cette catastrophe nous interpelle tous, car nous sommes tous responsables: médias, société civile, agents d’autorité, délégués de l’équipement, protection civile, gendarmerie, élus locaux, architectes, bureaux de contrôle, bureaux d’études, entrepreneurs. Les ministres de tutelle doivent aussi se mobiliser, donner l’exemple et sanctionner leurs représentants impliqués dans ce laisser-aller. 
Je suggère aussi que l’Etat décide un jour de déployer l’armée dans ce genre de catastrophe. Car  l’une des missions fondamentales des armées dans le monde n’est pas tant de mener des guerres, mais de sauver des vies à travers la mobilisation dans les catastrophes naturelles. Ce n’est pas pour rien que ce corps militaire dispose d’ingénieurs dans le génie civil ou les transmissions ou encore des médecins spécialistes très doués.  Ces compétences qui restent dans les casernes doivent aussi apporter de l’aide à la population. Et je n’en doute pas un moment, ils seront ravis de le faire!
A.R.

- Médias vs réseaux sociaux
Je suis extrêmement affligé de voir le très peu de solidarité dont font preuve les Marocains envers leurs concitoyens au Sud. Pas un avis de condoléances aux familles des victimes, ni aux JT ni pendant le derby le week-end dernier… Les Marocains manifestent régulièrement  pour la cause palestinienne (ce qui est fort louable), mais qu’en est-il du malheur de leurs concitoyens? Est-ce que la couverture médiatique médiocre à laquelle ont eu droit les régions sinistrées est la cause de ce désintérêt, ou bien les journalistes eux-mêmes (étant des citoyens comme les autres) sont désintéressés comme le reste de leurs concitoyens? L’abondance en images sur les réseaux sociaux donne plutôt l’impression que ça n’a rien à voir avec la couverture médiatique… pourquoi donc nous ne sommes plus solidaires?
L.M.

- Appel à la solidarité nationale
Ne serait-il pas opportun de lancer une opération nationale de participation à l’aide des zones sinistrées? 10 DH par personne, cela représenterait un peu près de 300 millions de DH de fonds collectés. La Fondation Mohammed V pourrait s’occuper de cette opération de solidarité. Un emprunt national pourrait être également lancé pour financer le tunnel de Tichka? Les Chinois pourront nous aider à le construire en moins de 5 ans.
C.M.

- Des routes en papier!
Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le Maroc ont mis à nu la vraie qualité du réseau routier au Maroc. Il est vrai que le Royaume fait partie des pays les mieux lotis en la matière en Afrique, mais même si le réseau s’est nettement élargi ces dernières années, la qualité n’a pas vraiment suivi. Regardez le nombre de routes qui se sont fissurées après seulement quelques gouttes de pluie. Celles qui ont subi les inondations ont carrément été arrachées par les eaux. Ceci est aussi valable pour les constructions qui ont très vide cédé (maisons, ponts,…). Le Maroc ne peut avancer avec des infrastructures low cost qu’il faut à chaque fois restaurer moyennant des coûts colossaux, et qui mettent en danger la vie des citoyens. Une sérieuse remise en question doit s’opérer. Ceux qui ont triché dans les gros œuvres «bricolés» ne doivent pas s’en tirer impunément.
A.Y.

Enquête sur BIM: Et la liberté de commerce?

Que se passe-t-il dans la distribution au Maroc pour qu’un ministre ouvre une enquête ciblée sur un acteur économique, à savoir BIM ? BIM une entreprise formelle qui investit, se développe et crée des emplois a-t-elle contrevenu à la loi ? Présente-t-elle un danger plus grave que l’informel?
BIM est visible par ses enseignes, s’approvisionne comme toute entreprise selon ses critères de gestion et pour conforter sa politique de bas prix et de proximité. BIM agit dans le cadre de la liberté de commerce et de la  loi de la concurrence. Un ministre peut-il imposer une politique d’achat à un acteur économique?
La déclaration du ministre est grave: «Si les investissements veulent se développer, je ne tolérerai pas que cela se fasse au détriment du tissu industriel marocain». On ne peut défendre certains industriels qui ne veulent pas se mettre à niveau pour être compétitif, qui n’appliquent pas des méthodes de gestion performantes. Si BIM agit dans la légalité, paye ses impôts et rend service au pouvoir d’achat des citoyens, doit-on lui en vouloir?
Laissons le marché se réguler par la libre-concurrence et ne cherchons pas à dicter et imposer des directives de gestion à tout opérateur  qui contribue à la dynamique  économique du pays.
J.H.

- Les piétons, ignorés de la signalisation dans les villes
Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais il est très difficile de circuler à pied dans nos villes. Les trottoirs sont squattés par les cafés, restaurants, vendeurs de cigarettes au détail, motos. Ce qui oblige les piétons à emprunter la chaussée. De plus, la signalisation a été exclusivement pensée pour les véhicules et ne tient pas du tout compte des piétons qui n’ont pas le temps de traverser entre deux feux rouges. Le conseil de la ville a bien installé des feux de signalisation sur les axes récemment réaménagés à Casablanca. L’objectif est de permettre aux piétons de traverser en toute quiétude, mais ces feux ne sont jamais respectés. Les chauffards les grillent systématiquement. Et quand bien même un policier serait présent sur les lieux, il ne réagit jamais, tellement ce genre de conduite s’est banalisé et est devenu la règle. Il n’est donc pas étonnant que les piétons soient les premières victimes des accidents de la circulation. Les passages pour piétons ne servent à rien au Maroc. Les dos d’âne implanté à proximité n’ont pas permis d’améliorer la situation.
Je me rappelle la période avant l’entrée en vigueur du code de la route. Un répit de 10 mois était prévu pour permettre la mise à niveau de la signalisation dans les pôles urbains. A Casablanca, et je suis catégorique là-dessus, rien n’a été fait. Les panneaux, les feux et la signalétique horizontale sont restés dans leur état initial. Il est donc grand temps que tout cela soit revu pour intégrer les piétons dans le schéma de signalisation des villes. Car, à défaut d’un transport de masse, certains sont obligés de se déplacer à pied. Facilitez-leur la tâche!
K.R.

- Où est la déflation alors que l’immobilier ne baisse pas?
Votre article «Pour le CMC, la déflation est à nos portes», publié dans votre édition du jeudi 27 novembre m’inspire une réflexion et une réserve sur les conclusions du CMC: Comment peut-on parler de déflation alors que les prix de l’immobilier sont toujours au plus haut? C’est la partie qui pèse lourd dans le pouvoir d’achat des ménages, que ce soit à l’achat ou à la location, encore heureux que les autres produits baissent, sinon où va t-on?
A.Z.

Santé: Victoire sur les lobbies?

Je suis un lecteur assidu de L’Economiste, journal sérieux et objectif dans son analyse, mais je constate que l’article sur «Le projet de loi sur la médecine» est un parti pris sans analyse complète malheureusement.
Tout d’abord il parle de victoire sur les «lobbies» comme si les médecins étaient dans un combat contre la réforme de l’exercice de la médecine. Bien au contraire, nous souhaitons et avons œuvré pour les réformes.
Ensuite l’auteur de l’article omet plusieurs faits qui auraient pu éclairer le lecteur. Premièrement, ce projet a été rejeté par 95% des médecins publics et privés sur l’ensemble du territoire. Sommes-nous tous des lobbyistes et inconscients? Ensuite, le Conseil national de l’Ordre des médecins,  instance qui, de par la loi, doit avoir son mot à dire, l’a rejeté. Est-il alors logique de ne pas tenir compte de l’instance représentative des médecins? De plus, la quasi-totalité des syndicats et associations scientifiques de médecins l’a rejeté. Pourquoi les médecins fonctionnaires, les scientifiques qui n’ont pas d’intérêts financiers rejettent ce projet? Enfin, le ministre n’a jamais apporté la moindre preuve que  le projet va améliorer l’accessibilité  des citoyens vulnérables et nécessiteux aux services de santé, va améliorer la qualité des soins, va réduire le coût de la prise en charge des malades…
J.H.

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