Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:4399 Le 13/11/2014 | Partager

Inondations: Un calvaire sans solution

Des infrastructures inadaptées
La saison des pluies commence au Maroc et, comme chaque année, les citoyens de Casablanca, de Rabat et d’autres

villes du Royaume voient leurs provinces se transformer en véritables lacs citadins. En effet, lors des dernières pluies torrentielles, les boulevards Zerktouni et Mohammed V à Casablanca étaient sous l’eau, rendant la circulation presque impraticable et créant des bouchons monstres. Une photo circulant sur les réseaux sociaux montre notamment le tramway entouré d’eau, donnant à la ville blanche des allures de Venise…
Comme à l’accoutumée, certains tunnels étaient momentanément condamnés car envahis par la flotte. Comme si les désagréments occasionnés par ces pluies n’étaient déjà pas suffisants, certaines canalisations d’eaux usées n’ont pas résisté, engendrant des odeurs nauséabondes comme en témoignent de nombreux piétons. Une situation qui n’est pas sans rappeler les années noires des intempéries.
K.I.

Un héros improvisé
Cette année, la première saison des pluies au Maroc a donné ironiquement naissance à un héros improvisé qui a fait connaître ses exploits à travers les réseaux sociaux. L’homme en question, torse nu, a ouvert une bouche d’égout inondée afin de permettre l’évacuation des eaux inondant la chaussée. Il en a également profité pour prendre un bain! Un show qui a redonné le sourire à des citoyens en mauvaise posture et qui rappelle également l’incompétence dont font preuve les autorités et les pompiers face à ces pluies torrentielles qui rendent rapidement les villes impraticables année après année.
Le phénomène a pris beaucoup d’ampleur et devrait pousser les autorités à prendre des mesures draconiennes pour que le pays ne soit pas noyé sous l’emprise de la mauvaise gestion et que ce genre de scène humiliante ne se reproduise plus.
P.J.

Le même scénario chaque année
C’est révoltant de constater que le même scénario se répète chaque année, sans que rien ne soit fait par les collectivités territoriales.
Dès que la pluie revient, nos routes se trouvent inondées, et dans les mêmes sites. Ces endroits sont connus de tous, mais personne ne prend aucune mesure préventive pour éviter que les routes ne soient bloquées.
Il est aussi curieux de relever que de nouvelles routes, dotées de nouvelles canalisations, qui ont été finalisées il y a moins d’un an, se retrouvent aussi inondées! De quel génie civil parle-t-on? Cela nous pousse à nous poser des questions sur la manière dont la gestion de l’urbanisation est opérée, et sur les matières grises de ceux qui gèrent la chose publique! 
A.Z.

 

Report de la CAN: La confédération aveuglée par l’intérêt financier

Le bras de fer actuel entre la Confédération africaine de Football (CAF) et le Maroc est une aberration inimaginable! Le Royaume a en fait demandé et obtenu depuis deux ans l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2015 (CAN). Depuis, le pays a tout fait pour s’y préparer, misant notamment sur de lourds investissements afin de construire de grands stades aux normes à Agadir, Tanger ou encore Marrakech. Mais, en raison de l’épidémie Ebola, le Maroc a demandé il y a un mois à la CAF le report de la coupe en question. L’intérêt premier pour le Maroc est, et cela me semble logique, la préservation de la santé des Marocains et des invités africains. Mais la CAF n’a rien voulu entendre et veut maintenir la tenue de l’évènement car ses ressources financières  sont surtout drainées lors de cette manifestation. On peut alors en déduire que pour la confédération, Ebola représente un risque limité et que son budget semble plus important  à ses yeux que des vies humaines! Une situation tout à fait anormale et invraisemblable. Quoi qu’il en soit, le Maroc est un pays qui a d’autres enjeux autrement plus importants que le football.
A.A.

 

Des chantiers, des chantiers et encore des chantiers

Je suis perplexe devant tous les projets de construction qui poussent comme des champignons dans tous les quartiers casablancais. On ne cesse de nous rabâcher que cela est bénéfique pour l’économie de notre pays et va favoriser l’investissement, mais comment rester insensible face au contraste que cela creuse de plus en plus dans notre ville. Les malls dont la majorité des visiteurs est constituée par des familles nombreuses venues de quartiers défavorisés pour se prendre en photo devant des décorations florales, la nouvelle gare Casa-Port à l’architecture futuriste mais dont les magasins ne reçoivent qu’une dizaine de clients par jour… Sommes-nous supposés trouver cela normal?
I.C.

 

Grève générale: Une initiative justifiée
Je comprends tous ces fonctionnaires et ces syndicats qui ont décidé de faire grève en cette journée du 29 octobre. Ils

ont raison de se révolter à mon sens. En effet, les prix sont devenus trop élevés tandis que les salaires n’ont pas augmenté d’un iota! Mention spéciale à l’essence et au gasoil dont les prix n’ont pas cessé de grimper dernièrement! Par ailleurs, je trouve scandaleux que le gouvernement prenne des décisions sans consulter les syndicats.
H.B.

La daechisation prend de l’ampleur
La daechisation gagne de plus en plus de Marocains. Bon nombre d’entre eux baignant dans le désespoir et la misère, y voient un moyen inespéré de gagner des sous et d’assurer par la même occasion leur place au paradis. Tout ceci m’accable et me pousse à m’interroger sur cette situation catastrophique. A mon sens, il faudrait sensibiliser la population et les citoyens sur les dangers que représente ce mouvement. Les adeptes en question sont aveuglés et poussés par leur désespoir à rejoindre ce groupe. Ils sont véritablement manipulés d’après moi de bout en bout. Le daech est un piège et il faut que les autorités et le gouvernement prennent des mesures concrètes pour arrêter l’hécatombe.

Casablanca: Les gestionnaires de la ville incompétents
Il est désespérant de voir à quel point la ville de Casablanca est mal gérée et les choses ne font qu’empirer. Je vais vous présenter un bel exemple pour illustrer à quel point cette incompétence rejaillit sur le quotidien des Casablancais.  Il y a quelque temps, la ville a démarré des travaux sur le point d’entrée principale de Casablanca (autrement dit au niveau du Pont de Sidi Maârouf) destinés à élargir la voie de ce pont qui fait converger 2 routes de presque 7 à 8 voies sur 2 voies uniquement.  Il est déjà consternant de constater qu’il a fallu des années pour se rendre compte de la nécessité d’élargir ce pont alors que la congestion y est quasi historique.  Une fois les travaux démarrés, réduisant ainsi le pont à environ une voie et demie, ils n’ont pas avancé d’un iota depuis août dernier et l’on constate quotidiennement des bouchons et un cafouillage monstrueux dans toute cette zone.  Alors qu’un chantier aussi critique aurait nécessité de travailler jour et nuit pour l’achever rapidement, il est scandaleux de constater qu’on se permet dans le «plus beau pays du monde» de faire des pauses de plusieurs mois dans la conduite d’un tel projet.
Hakim Belmaachi
Un patron d’entreprise qui en a marre!

 

Circulation: Casablanca toujours bouchée

Le tramway de Casablanca a-t-il mis fin aux problèmes de circulation? La réponse est non. La province est plus embouteillée que jamais et se rendre d’un quartier à un autre relève souvent du parcours du combattant. La circulation devient même infernale aux heures de pointe et de moins en moins de citoyens respectent le code de la route lorsqu’ils se rendent au travail ou à leurs rendez-vous journaliers. Il faut dire que les avenues comprenant des voies de tramway sont devenues particulièrement étroites, rendant la circulation beaucoup moins fluide qu’auparavant. A mon sens, pour changer la donne, il faudrait construire un métro aérien, ajouter de nouvelles voies de tramway et contrôler le parc automobile casablancais en ajoutant des taxes supplémentaires pour tout véhicule à quatre roues. Il faudrait également encourager la marche et le vélo en instaurant davantage de rues piétonnes.
R.I.

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