Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:4394 Le 05/11/2014 | Partager

Education: Le mal est très profond et, apparemment, irréversible

L’Unesco n’a pas tort
En réaction à l’article paru dans L’Economiste du 29 octobre 2014, page 16. Notre ministre de l’Education nationale

semble tout à fait d’accord avec les conclusions du rapport de l’Unesco sur la qualité de notre système éducatif. Avait-il besoin d’attendre ce rapport pour le reconnaître? Sinon qu’a-t-il fait pour y remédier s’il l’a déjà constaté de lui-même, depuis son accession à ce ministère? Toute la base du système éducatif est là. Il le sait !
L’éducation ou plutôt le système éducatif, souffre de plusieurs maux. Ses parties prenantes le savent. Parents, élèves, professeurs, administratifs, cadres de l’orientation, l’enseignement supérieur,… savent ce qui ne va pas. Il suffit de les écouter et de composer avec eux. Le mal englobe certes les conditions de travail, le taux d’encadrement, la mise à niveau des ressources humaines, les avantages sociaux, les salaires… La liste est sûrement beaucoup plus longue. Il faudra l’arrêter avec les parties prenantes. Il faudra le faire avec elles, dans leurs environnements respectifs afin d’adapter les solutions aux besoins exprimés. Arrêtons de généraliser. L’on parle aujourd’hui de régionalisation avancée. L’éducation est la première à être concernée. Donnons-lui la priorité et les moyens qu’il faut.
Pr. Jamal El KAFI

Enseignement supérieur: Une privatisation qui ne dit pas son nom
30.000 dirhams (faculté de médecine), 150.000 à l’Ecole Centrale de Casablanca, par élève et par an. Que sera la suite… Et dire que notre gouvernement se disait populaire et qu’il était pour l’égalité des chances pour tous les citoyens. Que cherche-t-il à faire, puisqu’il s’agit d’une politique générale et non seulement le travail d’un ministère en particulier? Créer de manière détournée une frontière entre les riches et les non-riches pour ne pas dire les pauvres, par pudeur. Combien de ménages pourront payer 130 ou 150.000 dirhams par an et par enfant de frais de scolarité? Même avec une bourse de 50%, on reste dans la gamme supérieure de l’enseignement supérieur. A qui cela profite-t-il? Quel bénéfice pour l’Etat? Quel bénéfice pour nous? Ce sont nos 150 millions de dirhams que l’Etat avancera dans le projet de l’Ecole Centrale de Casablanca. Est-ce là notre priorité nationale?
C’est notre argent qui va engraisser les établissements étrangers qui veulent venir s’implanter au Maroc. On me dira que c’est à but non lucratif. Oui, pas directement, mais l’on sait que les professeurs de Centrale Paris viendront en vol régulier «passer leurs cours-vacances» au soleil. Ils auront de gros perdiems,  s’installeront dans les meilleurs hôtels, mangeront dans les meilleurs restaurants… Bref, coûteront très cher. Même quand ils n’ont pas les compétences de leurs confrères marocains dans la même institution. Hospitalité marocaine oblige pourrait-on nous dire pour soulager nos consciences. Je dirai le complexe de l’étranger.(…)
Nous avons toutes les compétences nécessaires, et apparemment les fonds aussi, pour former nos propres ingénieurs et imposer notre marque. On n’a jamais eu besoin du label Ecole Centrale de Paris pour que nos ingénieurs soient recrutés à l’étranger avant même d’avoir fini leur cursus. L’aurait-on oublié?
Et si ces 150 millions de DH servaient à encourager nos propres institutions, même ou surtout privées dans le cadre des fameux PPP version loi 01-00?
Pr. J.K
L’aide directe aux orphelins? OK, mais sous conditions
Une aide de 350 dirhams pour les enfants orphelins dans une limite de 1.050 dirhams par mois et par famille. A mon humble avis, deux conditions doivent être imposées à leur mère. Un, interdiction de demander l’aumône en traînant ses enfants dans les rues. Deux, obligation de scolariser ses enfants jusqu’à l’âge de 15 ans. Le non-respect de ces deux conditions doit automatiquement annuler cette aide.
Mohamed CHBANI

 

Report de la CAN

Le Maroc a tout à fait le droit de demander le report de la CAN. Le refus de la CAF de la demande du Maroc, c’est lui dire «on s’en fout que vous ayez besoin de plus de temps pour mieux s’immuniser». Je crois qu’au lieu de demander le report, nous aurions dû demander l’annulation de la compétition. C’est plus responsable. Qu’une autre nation s’expose au risque de l’épidémie n’arrange personne. D’autant plus que le retour sur investissement n’est pas si intéressant que ça et ne profitera à la fin qu’à la CAN et la FIFA. Tout comme le Mondialitto…
H.J.

 

La CAF et notre amateurisme

La CAF vient d’envoyer un ultimatum au Maroc. Ou vous organisez la Coupe d’Afrique des Nations en temps programmé, c’est-à-dire  à partir du 17 janvier 2015, ou vous serez sanctionné! Sic! Les deux solutions sont mauvaises: perdre la face ou disparaître! Cela prouve encore une fois l’amateurisme des responsables sportifs de notre pays.
M.Ch.

 

La RAM hors course
L’on apprend dans les journaux que l’UE  accapare  70,77% du transport aérien au Maroc. Je n’en suis pas étonné, car voulant voyager récemment entre Casablanca et New York, Royal Air Maroc proposait le billet A/R à 12.800 dirhams, quand Air France le facture à 8.800 dirhams et Iberia à 8.300. J’ai opté pour cette dernière avec escale à Madrid, mais le jeu en vaut la chandelle: pour 4.500 DH de gain, passer par Madrid (1h 30 de vol de Casablanca) n’est finalement pas pénalisant.
Si la RAM continue de pratiquer des tarifs exorbitants, ce n’est pas 71% de part de marché de transport que les compagnies aériennes européennes vont prendre, mais bientôt la totalité. Aller sur les sites Internet est devenu un jeu d’enfant: Trivago, Go Voyages, vol24.fr, etc. offrent des vols à des tarifs défiant toute concurrence. Mais la RAM ne semble pas être dans la course. C’est dommage.
Abdeslam TAHRI


Les jeunes sont le fondement de la démocratie


Instaurer la démocratie met en évidence une grande question - qui mérite une réponse- qui se pose aux jeunes du monde entier et en particulier dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Comment le découragement socioéconomique répandu et apparemment sans concession peut-il être abordé d’une manière durable ?
La réponse se trouve dans des actions concrètes, par la démocratie participative qui engage les individus et les communautés dans le dialogue et la recherche de consensus. Ceci dans le but d’identifier leurs enjeux et opportunités de développement et d’élaborer un plan d’action commune pour réaliser des projets prioritaires. (…) Souligner le principe de la démocratie, en particulier dans le contexte de la jeunesse, doit être salué et apprécié. En 2014, la jeunesse mondiale est confrontée à des problèmes profondément enracinés et sans précédent par leur taille et leur complexité.
En même temps, ce sont les jeunes qui sont en fin de compte le seul espoir de l’humanité. Leur permettre de vivre et de réaliser le développement durable par la démocratie participative est en effet la lumière qu’ils recherchent en douceur, mais pas si en douceur que cela.
Dr Yossef Ben-Meir

 

Pour la médiatisation de toutes les poursuites judiciaires
Quand je lis sur vos colonnes le suivi des poursuites judiciaires contre les «peoples» du business, je ne peux qu’éprouver un souhait: celui que les affaires de tous les Marocains soient suivies avec un semblable intérêt. La médiatisation de ce genre d’affaires fait que la justice reste sur ses gardes et minimise au maximum ses erreurs. Je n’ignore pas que c’est une chose impossible, (quoique dans certains autres pays, une presse spécialisée s’y intéresse), mais vu que notre justice a besoin de reformes, il faudra se faire médiatiser pour obtenir un bon traitement. C’est un droit fondamental.
K.J.

Marre de discours politique médiocre!
Les premières tractations pour la campagne électorale ont commencé. Nous allons voir à droite et à gauche des partis faire une annonce ici ou attaquer un adversaire par là, noyant ainsi l’actualité et les débats autour des principales reformes que connaît notre pays dans le populisme et la médiocrité ambiante. Et ça va durer un long moment, handicapant considérablement le semblant d’élan que nous avons pris… Nous en avons marre des Chabat, Lachgar et Benkirane. A quand un coup de jeune de notre élite politique?
F.B.

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