Courrier des Lecteurs

Ecole publique: Tout est-il perdu?

Par L'Economiste | Edition N°:4371 Le 02/10/2014 | Partager

- Où va-t-on?
Au Maroc, la situation de l’éducation et de l’enseignement

ne fait qu’empirer au fil des années. Cela concerne dans un premier temps le secteur public, dans lequel les enseignants manquent clairement de pédagogie et sont démotivés par leur mission. Les élèves n’ont quant à eux pas confiance dans le système et sont convaincus qu’il représente un frein à leur émancipation et à leur accès à la vie professionnelle. Quant aux programmes présentés, ils manquent totalement de cohérence et sont à l’opposée d’une vision durable et continue. Le secteur privé n’est pas non plus épargné par cette catastrophe! Le secteur met à profit le capital humain du public pour réussir sa percée, provoquant irrémédiablement le désintéressement des enseignants en question de leur métier de base. Le privé se focalise par ailleurs sur des branches de formation faciles, engendrant la venue de milliers de diplômés chômeurs sur le marché. Quant aux diplômes, ils ne sont pas toujours mérités! Le constat face à l’échec dramatique de ce secteur est clair… Mais alors où va-t-on? Personne n’a jusqu’à présent la réponse à cette question pourtant essentielle.
A.Y.

- Gare à la daechisation des élèves!
Beaucoup diront que c’est un jugement de valeur et que ce n’est pas bien fondé, mais le risque d’une «daechisation» de jeunes musulmans du Maroc est très élevé. Cela est une problématique qui est relative à l’éducation (encore et toujours). Beaucoup disent que c’est à cause d’un programme d’éducation islamique minimaliste et déshumanisant de notre religion. La religion ne fonctionne pas comme un mode d’emploi en 7 langues pour expliquer quoi faire pour que ça marche. C’est d’abord des valeurs. Et ces valeurs sont universelles. Il n’existe, à mon sens, qu’une discipline qui peut les inculquer aux jeunes, peu importe leurs convictions et leur «degré de religiosité»: La philosophie. On ne parlera même pas du fait qu’il est ridicule de donner deux heures (max) de «la mère des sciences» par semaine aux étudiants scientifiques. Mais les valeurs, leur importance, leur composition et décomposition... sont indispensables pour que l’on devienne sensible à ce que c’est d’être humain. Bien entendu, le contexte socio-économique y est aussi pour beaucoup, à cette daechisation, mais cela est une autre histoire...
I.R.

Sans commentaire

Je n’ai pu m’empêcher de prendre en photo les toilettes de la 1re classe du train rapide au départ de la nouvelle gare Casa-Port à destination de Rabat.
Les mouches ne sont pas visibles sur la photo, mais il y en avait bien une dizaine. Photo prise le jour des Assises du tourisme! On peut investir 400 millions de DH et tout gâcher pour quelques milliers de dirhams «d’économie»!

Hicham

- Croissance: Le gouvernement avait tort

Le président-directeur général de Banque Al-Maghrib vient d’annoncer une croissance de 2,5% pour l’année en cours (2014). Finalement, c’est donc le chiffre du Haut commissaire au plan Lahlimi  qui est le plus proche de la réalité. Ce dernier avait prévu en effet une croissance de 2,3 à 2,5% pour 2014 tandis que le gouvernement tablait sur 4%. Une véritable polémique s’est engagée à l’époque et le gouvernement prétendait détenir les bons chiffres. Mais alors, que faut-il en conclure? Le ministère des Finances ne dispose-t-il pas de la même matrice de calcul? Le gouvernement prend ses espérances pour des réalités? Un peu de sérieux et de compétence messieurs les ministres!
Mohamed Chbani

- Grève: Il faut ouvrir des négociations
Trop, c’est trop! Les fonctionnaires ont réellement montré leur mécontentement en organisant une grève générale le 23 septembre dernier. Mais pourquoi en sont-ils arrivés à ce stade? En fait, le gouvernement refuse de mener des négociations sérieuses afin d’améliorer les conditions de travail et de vie des fonctionnaires. Ces derniers réclament une hausse de leurs salaires, qu’ils jugent trop bas, ainsi qu’une meilleure couverture sociale et un système de retraite plus avantageux. Quoi qu’il en soit, cette action représente un véritable avertissement pour le gouvernement. A mon sens, il est temps qu’il y ait de véritables négociations entre l’Etat et les syndicats, au risque de voir perdurer ce genre de manifestations qui bloquent le système et entravent le bon déroulement de la vie économique, politique et sociale du pays.
J.A.
- Ordures: Question de civisme
Depuis quelques jours, de nouveaux bacs à ordures tout neufs ont remplacé les anciens qui avaient rendu l’âme depuis longtemps. Ils sont désormais plus visibles qu’auparavant, occupant davantage d’espace sur les routes, et incitant les citoyens de la ville à y placer leurs ordures sans déborder sur la chaussée. Malheureusement, dans la pratique, c’est différent! Malgré tous les efforts engagés pour rendre nos rues plus propres, les trouble-fêtes existeront toujours et ne cesseront pas. Bon nombre de personnes, notamment des fouineurs de poubelles, vident une partie du contenu des bacs sur la chaussée. De plus, les ramassages ne sont pas toujours faits à temps. Au final, on en vient à se demander si le projet va atteindre ses objectifs de base. Dans quelques temps, les rues de la ville blanche crouleront sous les ordures comme auparavant…
A.F.

Le Maroc doit opérer sa mue

Quel Maroc voulons-nous pour demain? C’est la question qu’on est en droit de se poser, nous citoyens lambda sans pouvoir de décision et  soucieux de notre avenir. On a le sentiment inquiétant et oppressant que notre pays se gère dans l’improvisation, quand bien même on peut relativiser quant à notre situation par rapport à d’autres nations bien moins loties que nous en Afrique ou dans la majorité des pays arabes. Le Maroc, pour être au rendez-vous avec l’histoire, ne doit pas connaître de répit. Aussi, le gouvernement devrait être le premier à le savoir et à travailler d’arrache-pied pour y arriver. Force est de constater que malgré la bonne volonté affichée par le chef de gouvernement, le rythme est lent et les dossiers urgents s’empilent sur son bureau. Conséquence, c’est encore une fois de plus au plus haut sommet de l’Etat, c’est-à-dire Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que le tempo doit être donné, pour mettre en branle les différents chantiers que connaît notre pays tels que l’INDH, les grands travaux d’infrastructures, les aéroports, les zones logistiques, ainsi que les différents plan sectoriels tels que le plan Azur ou encore Maroc Vert. Depuis l’accession au trône de Sa Majesté, le PIB a doublé, passant d’un peu moins de 50 milliards de dollars à environ 110 milliards de dollars actuellement. Le Maroc est plus prospère, la pauvreté a notablement régressé, mais structurellement,  le Maroc  n’a pas pour autant fait sa véritable mue pour tourner définitivement la page du sous-développement. Il faut commencer par la base qu’est l’enseignement en général tout en mettant l’accent sur le pré-scolaire en priorité avec l’objectif d’arriver au final avec des jeunes épanouis, maîtrisant au moins deux langues (arabe et français), ayant un esprit de synthèse et critique. Ensuite, il faut donner un coup de fouet à la recherche-développement en partenariat avec le monde de l’entreprise puis revoir de fond en comble la gouvernance étatique et entrepreneuriale.

Alaoui M’hamdi Hamza

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