Courrier des Lecteurs

Casablanca: «Plan d’urgence»

Par L'Economiste | Edition N°:4351 Le 04/09/2014 | Partager

- Il faut repenser l’hygiène des villes
D’aucuns se réjouissent de l’entrée en service des nouveaux engins qui seront bientôt utilisés par les sociétés de nettoyage à Casablanca. La nouvelle est accueillie avec beaucoup de naïveté comme si cela allait régler le problème des déchets dans la métropole économique. En fait, le problème mérite une approche plus globale. Il faut d’abord commencer par criminaliser les actes de pollution. Tous ceux qui jettent des ordures sur la voie publique, en dehors des heures de ramassage ou sans aucun contenant, doivent être sanctionnés. Le contrôle des infractions devrait se faire par le moyen des caméras et d’une police environnementale efficace.
L’hygiène de la ville ne doit plus être limitée au simple ramassage des ordures ménagères. Des gravats sont parfois jetés sur la voie publique et ne sont ramassés que plusieurs jours plus tard. L’utilisation des balayeuses mécaniques est réservée aux rares quartiers huppés alors qu’elle doit être généralisée à l’ensemble des secteurs de la ville.
Quant aux trottoirs, ils ne sont jamais balayés comme s’ils ne faisaient pas partie de la voie publique.
Z.O
- Un bric-à-brac d’ordure 
Poubelles qui jonchent les trottoirs, odeurs nauséabondes, cafards… et j’en passe et des meilleurs. Voilà ce à quoi ressemble le quartier du Hay Hassani. En plus d’être ghettoïsés les habitants  doivent supporter le travail mal fait des éboueurs qui semblent avoir oublié cette partie-là de la ville tentaculaire de Casablanca. Où sont les camions poubelles ? Les bennes à ordures sont pleines à ras bord !
Y.T

- Bus, un peu de civisme svp!
Au Maroc et plus particulièrement à Casablanca, moyens de transport riment avec incivisme et irresponsabilité… Partout dans la presse l’on répète que M’dina bus renouvelle son parc, que la qualité de son service sera améliorée, etc. Tant de promesses toujours non tenues. Cela est valable pour toutes les sociétés de transport: Il faut être cynique au plus haut point pour faire circuler quelques véhicules sur la voie publique. Il faut l’être beaucoup plus pour contrôler ces bus et penser qu’ils feront l’affaire. L’état mécanique d’une bonne partie des véhicules est dangereux et cela est même visible à l’œil nu. Ne parlons même pas de leur saleté à l’extérieur tant qu’à l’intérieur. On pointe du doigt souvent l’incivisme des Marocains quand des sièges ou des vitres sont cassés. Mais quid de ces sociétés de transports ? N’est-il pas de leur responsabilité de transporter les gens dans de bonnes conditions ?
K.G

- La saleté tout-terrain!
En marchant dans certaines rues du côté du quartier Maârif, c’est le parcours du combattant, il faut s’amuser à éviter de marcher sur l’hécatombe de cancrelats que l’on croise sur sa route sans compter les souris mortes et les déchets qui polluent notre odorat, notre vue ainsi que notre santé. Un peu de civisme, c’est pas trop demandé! Le changement commence avec chacun d’entre nous. Un petit effort et on pourra tous apprécier de vivre dans une ville propre. A croire qu’ici la saleté est normale, elle fait partie du décor.

 

- Education: Le système public pourra-t-il se relever?
En voyant l’image que reflète aujourd’hui le système d’enseignement public dans notre société, je me demande s’il pourra un jour se relever. Dans les grands centres urbains, et plus particulièrement auprès des classes aisées et moyennes supérieures, demander aux parents s’ils ont inscrit leurs enfants à l’école publique est presque une insulte. Mais qui donc envoie encore ses enfants au public? Vous répondent-ils offusqués. L’école publique est devenue synonyme de médiocrité, d’échec et de suicide social. Avec une telle image de marque toutes les réformes n’y pourront rien. Comment lui redonner ses lettres de noblesse? Combien de temps cela nécessitera-t-il? En me posant ces questions, je perds presque espoir…
H.N

 

- Ebola: 1 point pour la RAM
Le maintien des vols de la RAM dans les pays touchés par Ebola est simplement une décision responsable. C’est le reflet d’une coopération franche et historique entre ces pays et le Royaume. C’est dans la difficulté qu’on reconnaît ses vrais amis. Le Maroc vient d’en donner la preuve. Un acte comme celui-là ne s’oublie pas. Merci a tout le personnel de la RAM. 
F.C

- Facturation eau et électricité?
A-t-on le droit d’avoir deux logiques de facturation différentes suivant le niveau de consommation? Où est la règle constitutionnelle de l’égalité des droits et des devoirs de tous les citoyens? En France, la Cour constitutionnelle a refusé cette double logique.
C.M

- Saïdia aux mains des mafieux ?
Une mafia dangereuse est en train de spolier les terres des habitants de Saïdia, des falsifications des Melkia avec la complicité de hauts fonctionnaires et élus. Plusieurs familles crient au secours, elles sont à bout de souffle comme témoignent les images sur Internet. Ça devient très explosif ! Allez jeter un coup d’œil sur les sites: Facebook les amis de Saïdia ou www.mediterraniasaidia.com ou encore www.saidia24.com.
Y.B

- Ecoles françaises: Un peu d’Islam? Pourquoi pas…
La ministre de l’Education nationale franco-marocaine (pas l’éducation malheureusement, mais la ministre) a été attaquée par deux hebdomadaires d’extrême droite, Minute et Valeurs Actuelles.
Minute titre «Une Marocaine musulmane à l’Education nationale, la provocation Vallaud-Belkacem» tandis que Valeurs Actuelles fait sa une sur «L’ayatollah». Certains parents d’élèves musulmans doivent déjà fantasmer sur une très hypothétique halalisation (après les cantines) des écoles de la République. Ne serait-ce pas, quand on y pense, une bonne réponse à la radicalisation de l’enseignement de l’Islam dans les mosquées «jihadistes» que de répandre un peu d’Islam modéré dans les écoles? Je pense à des cours facultatifs, qui cohabiteraient avec l’enseignement de l’histoire de nos ancêtres les Gaulois.
Michel B.

 

L’ONCF: Un service public au ralenti

Les usagers du train ont droit à un service public efficient et régulier. L’Office national des chemins de fer (ONCF) a l’obligation d’être ponctuel en matière d’horaires, de veiller à l’hygiène, à la disponibilité des toilettes, de la climatisation et d’assurer la sécurité des passagers…
L’une des réclamations récurrentes des clients de l’Office porte sur le droit à avoir un siège. Or il arrive, surtout en haute saison et durant les vacances scolaires et fêtes religieuses, que des usagers fassent leur voyage debout particulièrement dans la navette Casablanca-Rabat. Pourtant, des places sont libres dans les wagons de 1re classe. Sinon à quoi sert de payer un ticket au moment où les wagons sont surpeuplés? Réservation de billets et numérotation des sièges vont éviter les désagréments. L’ONCF ne doit pas faire du surplus au risque d’engager sa responsabilité en cas d’accident.
Autre volet, non moins important, est celui d’une carence en matière d’information. Les passagers du train n°A32 du 28 août 2014 ont en fait les frais. Pour preuve, l’information rapportée dans vos colonnes le 1er septembre: «Des usagers sont restés bloqués pendant plus de 2h 30 mn dans le train». Certes il y avait force majeure (coupure de courant), mais le minimum pour un établissement qui se respecte est d’informer ses clients.
B.S

Construction: Et la sécurité?

En réaction aux analyses sur les dysfonctionnements dans l’acte de bâtir parues dans L’Economiste du 29/8/14, j’aimerais souligner quelques fondamentaux dont on parle peu comme s’il s’agissait d’un tabou alors qu’ils devraient être au centre de nos préoccupations et du débat sur le secteur de la construction.
En effet la problématique de la sécurité et de la qualité des constructions est fortement impactée aussi par l’absence d’un code de construction et d’un règlement général de construction qui n’ont pas encore vu le jour sachant que ce sont des pièces maîtresses. Par ailleurs, la formation professionnelle aux métiers du bâtiment reste insuffisante et  le niveau d’apprentissage médiocre. Ce constat peut être fait sur la majorité des chantiers.
Souvent les ouvriers qui exécutent les travaux  n’ont aucune qualification et peu de motivation, nombreux sont ceux qui travaillent dans le bâtiment que parce qu’ils ne trouvent rien ailleurs. Enfin, les entreprises réellement structurées sont peu nombreuses et beaucoup de marchés sont confiés à des non-professionnels. Un débat national est nécessaire pour poser les problèmes et dégager des solutions dans le champ des possibles.
A.C

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