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Régions

Fès: Les pharmaciens tirent la sonnette d’alarme

Par L'Economiste | Edition N°:4164 Le 04/12/2013 | Partager
Près de la moitié des officines risquent de mettre la clé sous le paillasson
Retour des marges, du monopole et meilleure fiscalité… en tête des doléances

«PLUS de 47% des pharmaciens de la région de Fès sont en crise et risquent de mettre la clé sous le paillasson». Hassan Ataiche, SG de la Chambre syndicale des pharmaciens d’officine de Fès et vice-président de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM) est ferme. L’état d’urgence du secteur a réuni près de 350 pharmaciens autour du thème: «Les nouveautés du secteur de la pharmacie à la lumière des changements structurels et professionnels». Lors de cette rencontre, les participants ont mis l’accent sur les mesures à prendre pour accompagner les nouveaux changements que connaît leur profession. Ils ont débattu aussi du projet de loi de dissolution des conseils régionaux des pharmaciens d’officine (nord et sud) et du projet de décret fixant le calcul des prix des médicaments au Maroc. Pour Ataiche, «ce débat présente les différentes étapes des négociations entre la Fédération et le ministère de la Santé qui ont abouti dernièrement à la signature de l’accord-cadre relatif à la baisse des prix des médicaments». L’objectif étant de faciliter l’accès des citoyens aux soins de santé et aux médicaments et à préserver leurs pouvoirs d’achat. Les responsables de la Chambre syndicale des pharmaciens de Fès insistent sur la nécessité de réviser la méthode de calcul des prix des médicaments. «Ceci, afin de faciliter l’accès des citoyens aux médicaments et de résoudre les problèmes que vivent les pharmaciens d’officine», explique Mohamed Mounir Tadlaoui, SG de la FNSPM. Aujourd’hui, une augmentation de 4% des marges des officinaux pour les médicaments à forte rotation (de 0 à 300 DH) est retenue. Par ailleurs, une baisse des prix des produits hospitaliers et chers (cancer, hépatite…), qui échappent aujourd’hui au pharmacien d’officine et retourneront, dès la sortie du nouvel arrêté relatif aux prix, au circuit officinal, est décidée conjointement avec le département d’El Houssaine Louardi. «Ce sont les 320 produits qui ont déjà baissé sans avoir eu un impact réel sur le chiffre d’affaires des officines», indique-t-on. Ainsi, pour les médicaments dont les prix varient entre 300 et 1.000 DH, la marge reste inchangée (30%). S’agissant de la tranche de prix allant de 1.000 à 3.000 DH, une marge forfaitaire de 300 DH est retenue. Et au-delà de 4.000 DH, le pharmacien n’a droit qu’à 400 DH de marge. Un montant qui devrait couvrir la livraison, l’impôt et le stockage du médicament. «Nous avons accepté cette tarification malgré ses inconvénients, mais à condition d’étudier notre dossier revendicatif qui comprend 16 points au total», souligne le responsable du syndicat. Il s’agit, entre autres, de récupérer le monopole sur le circuit de distribution des médicaments, interdire la vente de médicaments dans les cabinets médicaux (vaccins, produits de dialyse, radiologie…) et appliquer le décret sur la pharmacopée qui permettra la définition de celle-ci en vigueur et impliquera le retour du monopole des produits stériles et des dispositifs médicaux aux officinaux.

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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