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Pétrole: L’investissement, un moyen de contenir les cours

Par L'Economiste | Edition N°:1857 Le 20/09/2004 | Partager

. Il faut améliorer les techniques de récupération du brutLa flambée des cours du pétrole depuis quelques mois attise la querelle entre les différents acteurs du marché pétrolier. Ces derniers tendent à s’accuser mutuellement du manque de capacités, mis en évidence par la brusque envolée de la demande mondiale. Réunis lors d’un séminaire organisé à Vienne par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), les principaux acteurs du monde du pétrole, majors, pays producteurs ou consommateurs, analystes, ont longuement abordé ce sujet. «L’investissement est important!» a mis en garde Claude Mandil, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui représente les pays occidentaux consommateurs. Il s’agit non seulement d’augmenter les capacités existantes pour faire face aux besoins croissants des pays émergents, mais aussi entretenir celles existant à l’heure actuelle. Et ce, en améliorant les techniques de récupération du brut, a-t-il insisté. Les capacités de raffinage du brut, ce que l’industrie appelle «l’aval», sont elles aussi jugées trop limitées aujourd’hui. L’AIE, qui prévoit un bond de la demande dans les trente prochaines années, revient fréquemment à la charge sur l’urgence de la situation, faisant valoir que dans nombre de secteurs d’activité, à commencer par les transports, rien ne peut remplacer le pétrole. . Plus forte croissance depuis des décenniesLa ministre norvégienne du Pétrole, Thorhild Widvey, est allée dans le même sens: le «principal défi» est de répondre à une demande qui connaît «sa plus forte croissance depuis des décennies», a-t-elle dit. Elle a déploré que les compagnies pétrolières se soient montrées «rapides pour réduire leurs budgets d’investissement» lors de la forte chute des cours des années 80, mais «lentes à réagir» dans le sens inverse lorsqu’ils sont remontés. «Je pense que nous continuerons de voir des prix relativement élevés à l’avenir», a-t-elle conclu. Accusées, les compagnies pétrolières se défendent: «Bien sûr (que nous investissons), c’est vital pour nous», a ainsi déclaré le patron de l’américaine Chevron, David O’Reilly. Mais l’équation est souvent compliquée, car outre les pures questions de rentabilité financière, les majors butent sur le fait que les deux tiers des réserves mondiales de pétrole se trouvent concentrés dans une poignée de pays du Moyen-Orient, dont quelques-uns leur ont entr’ouvert la porte, mais dont d’autres se reposent exclusivement sur leur compagnie nationale. «Il est important d’avoir l’opportunité d’investir plus dans les pays membres de l’Opep, peut-être par le biais de joint-ventures avec les compagnies pétrolières locales. Si l’on souhaite augmenter les capacités de production, c’est fondamental», a ainsi déclaré au début de la semaine le PDG du groupe français Total, Thierry Desmarest. Mais l’évolution du marché pourrait changer la donne. L’Opep reconnaît depuis quelques mois qu’elle est pratiquement au bout de ses capacités de production, ce qui l’empêche de jouer son rôle habituel de régulateur des marchés. (AFP)

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