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Affaires

Maroc-France/immigration
L’égalité hommes-femmes, facteur d’intégration

Par L'Economiste | Edition N°:1857 Le 20/09/2004 | Partager

. Les politiques français ont aussi fait la promotion de leurs stratégies. Les officiels marocains sans propositionsQuels sont les moyens dont disposent les politiques français pour permettre une intégration réussie des communautés étrangères dans l’Hexagone?Sur fond de polémique autour du port du voile au sein des établissements scolaires en France, de marginalisation économique des communautés étrangères, la question est d’une actualité brûlante. Et toutes les occasions bonnes à saisir pour tenter de trouver les remèdes qui contribueraient à apaiser les tensions et favoriser l’intégration de ces populations issues de l’immigration. Pour en débattre, les membres du Haut Conseil à l’Intégration (HCI) et certains politiques de l’Hexagone en charge des dossiers relatifs à l’immigration se sont réunis à Rabat les 15 et 16 septembre dernier (cf. L’Economiste des 15 et 16 septembre). Il s’agissait de réfléchir, avec les instances marocaines concernées, sur les outils disponibles susceptibles de contribuer à cette intégration. Les droits civils des femmes, à la lumière des avancées apportées par le code de la famille, apparaît être un de ces moyens. L’égalité prônée par les nouvelles dispositions marque une avancée spectaculaire. Elle permet une conformité des lois du pays d’origine avec le pays d’accueil, un des principaux obstacles à l’intégration. Quotidiennement, les autorités françaises se trouvaient confrontées à des situations de mariages forcés, de répudiations, d’excisions ou encore de polygamie. “La situation des femmes issues de l’immigration est devenue une question de droit sensible, liée aux conflits existant entre la loi nationale française, les conventions bilatérales passées et les conventions européennes souscrites”, note un rapport du HCI. 35.000 jeunes filles sont menacées d’excision en France, 70.000 susceptibles d’être menacées par les mariages forcés. Le mariages polygamiques entraînent toujours des restrictions sur le droit au séjour des étrangers. Les effets de ces situations constituent des obstacles majeurs à l’émancipation des femmes et donc des familles étrangères vivant en France. Certaines décisions sont contraires aux principes généraux des lois de l’Hexagone comme la polygamie. Comme l’explique Yves Rabineau, magistrat de liaison auprès des tribunaux marocains, “les familles vivant en France se voient appliquer, en vertu de conventions bilatérales, le droit marocain et les jugements rendus au Maroc doivent recevoir application en France. Ce qui peut déranger l’ordre public”. Les réformes entreprises au Maroc semblent répondre aux attentes des pays européens en matière d’égalité des droits entre les deux sexes. La nouvelle mouture de la Moudawana a aboli de nombreuses législations comme le mariage forcé ou la répudiation. La polygamie devient quasiment irréalisable puisqu’elle reste soumise à des conditions “draconiennes”. La prise de conscience des femmes marocaines vivant en France, leur émancipation est considérée comme un important facteur de développement et d’émancipation. Encore faut-il qu’elles soient informées des nouveaux droits qui leur sont accordés. Afin qu’elles l’assimilent et le transmettent autour d’elles et à leurs enfants. . L’information négligéeOr, ces femmes sont, dans la majorité des cas, sous-informées. La responsabilité est partagée aussi bien du côté français que marocain. La campagne d’information marocaine autour de la nouvelle loi n’a même pas donné les résultats escomptés au niveau local. En France, seules quelques actions ponctuelles ont été organisées. D’où le rôle primordial de la société civile et des associations dans le travail d’information et de sensibilisation. Nicole Améline, minsitre française en charge de la Parité et de l’égalité professionnelle, veut faire de la lutte contre les inégalités, un des moteurs de sa politique. Participant au séminaire organisé par le HCI, elle a également fait la promotion de sa stratégie et des actions qu’elles compte entreprendre pour permettre une meilleure intégration des femmes issues de l’immigration. Mais les responsables marpocains ne semblent pas disposer de réponses concrètes à la problématique de l’intégration. Du moins pas pour le moment. - Les associations féminines ont obtenu gain de cause en matière de droits revendiqués. Mais les tribunaux doivent suivre. Des actions de sensibilisation devraient incessamment être lancées pour une meilleure connaissance des droits Amale DAOUD

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