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El Jadida: Des palmiers centenaires massacrés

Par L'Economiste | Edition N°:1848 Le 07/09/2004 | Partager

. Ils coûtent entre 15 et 20.000 DH l’unité. La municipalité veut construire une annexe à leur placeDes palmiers, d’une espèce rare, de presque 100 ans d’âge abattus grossièrement par un engin de démolition. Cette scène très regrettable s’est produite pendant la journée de samedi dernier. Le moment avait été apparemment à dessein bien choisi. Les habitants s’étaient, pendant cette chaude journée, pour la plupart réfugiés avec leurs enfants au bord de la mer pour se rafraîchir. D’autres préféraient se prélasser à la maison. Des ouvriers délégués par la municipalité s’adonnaient discrètement à leur besogne dans ce terrain du centre-ville qui compte une palmeraie de 30 unités. Ces 30 palmiers séculaires plantés pendant la période du Protectorat ont résisté aux montagnes de gravier et aux constructions en béton. Mais ils n’ont pas résisté au vandalisme de l’homme. Le terrain est situé dans le voisinage de constructions historiques (théâtre, La Poste et Banque du Maroc). Il est aussi objet de polémique entre la municipalité et un promoteur touristique (cf. www.leconomiste.com). Samedi donc, les ouvriers ont arraché les palmiers jusqu’aux racines pour ensuite les faire tomber en les halant par l’engin de chantier. C’est un scandale! S’est écrié un automobiliste de passage en voyant la scène. Et de s’exclamer que les palmiers sont protégés par un dahir royal. Le président de la municipalité avait décidé de construire une annexe de son administration sur ces terrains. Les palmiers semblent contrecarrer ce projet. Rappelons que la construction d’une annexe avait été décidée dans un premier temps sur des terrains avoisinant la salle de sport Najib Naâmi. C’était lors de l’exercice du précédent conseil municipal. Un budget a été affecté pour la construction du nouveau bâtiment lors des 2 sessions du conseil en février 2002 et en 2003. Le marché a été lancé et l’ouverture des plis a eu lieu le 17 janvier 2003. Le projet municipal a été approuvé par l’autorité de tutelle, mais n’a jamais vu le jour. Aujourd’hui, la municipalité veut activer ce projet sur ce terrain. Cet endroit conviendrait plutôt à un projet touristique adapté avec ces palmiers, a confié, en requérant l’anonymat, un responsable qui cite l’exemple d’un restaurant avec des jardins. Le projet de l’annexe de la commune va surtout enclaver un projet touristique, une résidence-hôtel, en cours de construction Ce qui va techniquement à l’encontre des normes architecturales imposant d’adapter au niveau des constructions un recul dans le voisinage d’un projet touristique, confie un ingénieur urbaniste. L’emplacement est aussi censé être proche de la future zone touristique du centre de la ville d’El Jadida. (cf. www.leconomiste.com).Samedi, après l’abattage de 4 palmiers, les ouvriers ont arrêté leurs travaux à cause probablement des premiers remous soulevés et des protestations qui ont commencé à se répandre. Selon des sources sûres, les autorités locales n’étaient pas avisées de ces opérations qui seraient donc clandestines. Les 4 palmiers déracinés ont disparu quelques heures après. Ils ont été rapidement enlevés pour une destination non encore connue. Ces spécimens rares de palmiers coûteraient près de 15.000 DH l’unité. Si l’on sait que le terrain en question abrite 30 palmiers, le coût global avoisinerait les 450.000 DH. Pour ces palmiers, le mètre linéaire est estimé à 2.000 DH. Des variétés moins grosses, comme celles de Marrakech, coûtent dans les 1.000 DH le mètre linéaire. Il ne reste actuellement que 26 palmiers sur ce terrain. Mais le curieux de passage ne manquera pas de remarquer que des arbres restants ont été dénudés intentionnellement jusqu’à la racine pour probablement les faire mourir. De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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