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Politique

«Je suis convaincu que l'intérêt de la presse partisane est dans la transparence«
Entretien avec Nabil Benabdallah, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:1670 Le 25/12/2003 | Partager

. Structure totalement indépendante et autonome, l'OJD ne pouvait cependant pas voir le jour, si une politique de soutien à la mise à niveau et à la survie de publications, dont les ventes et tirages ne répondent pas aux lois de l'offre et de la demande, n'avait été élaborée. Le problème se pose particulièrement pour la presse partisane. Comment l'Etat envisage-t-il de gérer cette nouvelle situation. Entretien avec Nabil Benabdallah, ministre de la Communication.- L'Economiste: Pensez-vous que les conditions pour la création de l'OJD soient aujourd'hui réunies?- Nabil Benabdallah: Oui, je le pense. Ce point a d'ailleurs été considéré comme une des priorités du secteur de la communication. Il faut cependant rappeler que la question de création de l'OJD date de plusieurs années déjà. Mais les trois intervenants que sont les supports de presse écrite, les annonceurs et les agences conseil en communication n'avaient pas la maturité nécessaire pour permettre au projet d'aboutir. Les efforts déployés ces derniers mois étaient destinés à rapprocher les points de vue des uns et des autres. Aujourd'hui, l'ensemble des intervenants ont fortement pris conscience que naviguer dans un milieu où les règles de transparence ne sont pas respectées leur portait préjudice. L'intérêt de tous est de disposer d'une structure qui puisse contribuer à clarifier les relations. Nous ne pouvons que nous réjouir de la création de l'OJD. Lors de la dernière réunion de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, un accord a été trouvé quant à la création d'une structure qui comprendrait huit représentants de publication, quatre du Groupement des annonceurs du Maroc et quatre de l'Union des agences conseil en communication. Je tiens toutefois à préciser que le ministère de la Communication n'est qu'un acteur d'encouragement et qu'il n'a nullement pour vocation d'intervenir dans cet OJD, qui est une structure totalement indépendante et autonome.- Vous avez une part de responsabilité dans le maintien de cette opacité. Un article de loi du dahir formant code de la presse et de l'édition stipule que «chaque numéro de journal ou écrit périodique doit indiquer le nombre d'exemplaires tirés. Le tirage est vérifié périodiquement par un représentant de l'autorité gouvernementale chargée de la communication».- Effectivement, cet article de loi existe. J'ai cependant deux remarques à ce propos. D'abord, je ne suis pas favorable à l'adoption d'une démarche répressive, car l'approche participative est beaucoup plus porteuse. En second lieu, il faut préciser que ce texte ne prévoit aucune sanction. Il reste donc l'expression de vœux pieux. Car même si les entreprises de presse refusent d'obtempérer, aucun recours n'est possible. Cependant, des sanctions ne feraient qu'alourdir le climat. Ce qui n'est guère souhaitable. Aujourd'hui, on tend vers ce même résultat de manière consensuelle sur la base d'une participation volontaire des différents acteurs.- En instaurant l'OJD, de gros intérêts vont être touchés, notamment ceux partisans. Comment comptez-vous gérer cette situation?- Je me réjouis du fait que ceux que vous appelez partisans n'aient pas apporté d'objection à ce projet puisqu'ils ont décidé d'y participer. Je suis par ailleurs convaincu que l'intérêt de ceux que vous appelez partisans est dans la transparence et la restructuration, la mise à niveau et la modernisation. C'est d'ailleurs dans ce cadre que nous prévoyons un projet plus global, à savoir celui du contrat-programme entre la Fédération et le ministère de la Communication en matière de presse écrite. Nous souhaitons fortement que tout le monde y participe, à commencer par la presse partisane.- A propos de contrat-programme, la création de l'OJD devra aussi avoir des incidences négatives, notamment concernant la disparition de certains titres. Que prévoyez-vous pour faire face à ces bouleversements?- Tout est lié. On ne peut envisager un appui à la presse écrite sans une approche globale. La question de la participation à l'OJD reste du strict ressort de la publication concernée. En France par exemple, les responsables d'une publication ou d'un journal peuvent décider de se retirer de l'OJD, s'ils estiment que cette adhésion ne leur est pas favorable. Ils gardent la possibilité d'adhérer à nouveau. Il est évident que ceux qui y participent s'engagent dans un monde de visibilité et de transparence et peuvent y gagner beaucoup. Ceux qui n'y participent pas auront par contre quelques difficultés. Ce sera à la direction de la publication de faire les choix qui lui conviennent. En dernier lieu, nous avons effectivement prévu d'accompagner la presse écrite dans son effort de restructuration et dans sa quête de transparence à travers ce concept de contrat-programme. La presse écrite est dans ce cadre considérée comme un secteur économique producteur de richesses et créateur d'emplois. Il y a donc lieu de contribuer à l'encourager dans sa mise à niveau. L'approche du contrat-programme permettra aux entreprises qui intègrent le processus de modernisation de bénéficier de mesures de soutien étatique en matière de diagnostic, de formation et d'un soutien financier direct tributaire du business-plan.Propos recueillis par Amale DAOUD

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