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Politique

10e Congrès de l’UMT: La centrale veut rompre avec le passé

Par L'Economiste | Edition N°:3422 Le 13/12/2010 | Partager

. Amendement des statuts de la centrale syndicale. La représentation des femmes portée à 33% . Les retraités inclus gracieusement CELA fait près de deux décennies que l’on n’a pas vu pareille ébullition et branle-bas de combat au siège de l’Union marocaine du travail (UMT). Dès 8 h du matin, samedi dernier, des centaines de militants de la centrale syndicale avaient commencé à affluer au siège, situé avenue des FAR à Casablanca. L’occasion, c’était la tenue du 10e Congrès de l’organisation fondée il y a plus d’un demi-siècle par Mahjoub Benseddik.Le 10e Congrès, désormais appelé «congrès du renouveau», s’est penché durant le week-end dernier sur les réformes à apporter aux statuts du syndicat et a aussi donné le coup d’envoi d’une nouvelle ère à même d’instaurer une démocratie interne qui a toujours fait défaut à la centrale syndicale. Certes, l’intention est bonne, le temps propice et la volonté politique présente. Restait pour les militants de la centrale de concrétiser tout cela. Ils ont ainsi procédé à l’élection de la Commission administrative, véritable instance de régulation des «pratiques démocratiques» de l’organisation syndicale. Outil aussi pour empêcher toute tentative de «contrôle» par une seule personne du syndicat. C’est que l’on n’est pas prêt d’oublier les avatars du passé. Même l’organisation du Congrès moins de trois mois après la disparition de Mahjoub Benseddik entre dans le cadre de la nouvelle politique de gestion collégiale de la centrale. C’est que la Commission administrative, issue du Congrès, va, à son tour, procéder à l’élection du Conseil national. C’est à ce dernier qu’incombe la tâche de désigner le bureau de la centrale dont émanera le secrétaire général. Prônant la bonne gouvernance, les nouvelles instances de l’UMT ont décidé que le mandat de secrétaire général durera quatre ans, renouvelable une seule fois. Fini donc le temps des mandats à vie. Ainsi la centrale veut «renaître» dans une plus grande transparence, une meilleure organisation et surtout davantage de démocratie. Près de 1.300 congressistes venus de toutes les régions du Maroc ont donc manifesté leur volonté commune de faire de leur syndicat une organisation digne de défendre les intérêts des travailleurs. C’est ainsi que 10 projets de résolutions ont été proposés et votés par le congrès. Il s’agit entre autres des résolutions sur les amendements des statuts de la centrale syndicale pour y inclure des dispositions en faveur de la représentation des femmes dans les structures à hauteur de 33%. Mais cette disposition n’entrera en vigueur qu’en 2014, soit à la fin du mandat du nouveau secrétaire général et à l’occasion du prochain congrès. Les autres résolutions ont trait aux femmes travailleuses, aux jeunes et aux retraités. L’organisation syndicale a estimé propice d’inclure ces derniers dans les luttes des travailleurs compte tenu de leur grande expérience. Ils sont ainsi plus de 50.000 retraités qui ont été intégrés à la centrale sans cotisation préalable. Un geste fort apprécié qui en dit long sur la volonté de l’UMT de ratisser large auprès des travailleurs anciens ou nouveaux. Le congrès a également décidé de donner plus de compétence au Conseil national. Il devient ainsi l’instance suprême de la centrale. Il est constitué de la Commission administrative élue et des secrétaires généraux et trésoriers des unions locales, régionales et des fédérations professionnelles. Pour rappel, la centrale syndicale compte 26 fédérations professionnelles, 42 unions locales et régionales et 9 syndicats nationaux professionnels. A noter également que le Congrès a appelé à développer les relations avec les institutions représentatives et l’ouverture sur les forces politiques et la société civile. Et aussi à accorder une plus grande place à la formation et à l’éducation ouvrière. La communication n’est pas en reste, les nouvelles instances de la centrale ont décidé de doter leur organisation d’un service de communication et d’un site web. La publication d’un journal du syndicat est également en projet ainsi que la réorganisation des archives et l’ouverture de la bibliothèque sise au siège de l’UMT.


Indépendance

LES congressistes ont réitéré leur volonté de conserver et défendre l’indépendance de leur syndicat vis-à-vis des pouvoirs et des organisations politiques et économiques. L’UMT veut donc prendre ses distances avec les partis politiques confirmant ainsi sa ligne stratégique basée sur l’indépendance. Cependant, l’UMT continue à appeler à un syndicalisme unifié et fort. Ses nouveaux dirigeants veulent lutter contre la balkanisation du champ syndical national (qui compte actuellement pas moins de 33 syndicats).Jamal Eddine HERRADI et Ilham BOUMNADE

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