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Vaccin anti-Covid-19: La logistique, tout un casse-tête

Par L'Economiste | Edition N°:5895 Le 01/12/2020 | Partager
Pour une distribution équitable des doses entre et au sein des pays
Un défi pour les professionnels du secteur qui s’y préparent

Alors que les bonnes nouvelles se succèdent sur le front de la recherche contre la pandémie Covid-19, le défi ne se limite pas à la mise au point d’un vaccin. Car une fois celui-ci homologué, il s’agira de garantir une distribution équitable des doses entre et au sein des pays. Un autre défi de taille. Et ce d’autant plus qu’un grand nombre de vaccins reposent sur des technologies de pointe qui requièrent des conditions de stockage à des températures extrêmement basses.

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Ce qui compliquera particulièrement la tâche dans les pays en développement. Afin d’aider à surmonter ces obstacles, la Banque mondiale a approuvé récemment une enveloppe de 12 milliards de dollars qui aidera les pays à financer l’achat et la distribution des vaccins, tests et traitements.

Comment transporter rapidement et en sécurité des milliards de doses de vaccins quand ceux-ci seront enfin prêts pour lutter contre le coronavirus? Les professionnels de la logistique s’y préparent:

■ Deux types de vaccins: Entre 12 et 15 milliards de doses devraient être produites dans le monde, selon la Fédération internationale de l’industrie pharmaceutique (IFPMA). «Les modèles actuels prédisent qu’il n’y aura pas assez de vaccins pour couvrir la population mondiale avant 2023 ou 2024», estime la Duke University américaine qui surveille le marché émergent de quelque 200 candidats vaccins. Les laboratoires préparent deux types de vaccins. Certains (comme celui de Pfizer et BioNTech) exigeront des températures de conservation très basses, jusqu’à -80 °C, tandis que d’autres seront conservés à des températures plus conventionnelles de +2 à +8 °C. Le premier type, particulièrement difficile à transporter, «va concerner jusqu’à 30% des doses qui seront distribuées dans le monde», estime Mathieu Friedberg, directeur général du logisticien Ceva (groupe CMA-CGM) cité par l’agence AFP. Pour les 70% du second type, «c’est des logistiques toujours spécifiques. Ca reste de la pharma et donc c’est sensible, mais c’est moins technique que le -80 °C», dit-il.

■ Moyens aériens et terrestres: Pour Mathieu Friedberg, la moitié des vaccins prendront la route entre le lieu de production (Pfizer et Moderna devraient par exemple sous-traiter une partie de leur fabrication en France) et des lieux de stockages puis des centres de vaccination. L’autre moitié exigera selon lui une logistique combinant des moyens aériens et terrestres.
Tout dépendra donc des distances et de l’urgence à acheminer les produits. Comment s’organisera le transport aérien? «Il y aura besoin d’une sorte de pont aérien», avance Glyn Hughes, responsable du fret à l’Association internationale du transport aérien (Iata). «Une seule dose à transporter pour chaque habitant de la planète remplirait l’équivalent de 8.000 gros-porteurs cargo», selon lui. Pour donner une idée des volumes, les 99 avions passagers long-courrier d’Air France peuvent chacun transporter dans leur soute plus de 400.000 doses et ses deux Boeing 777 cargo plus d’un million de doses.

                                                                               

Frontières, task forces…

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«Les vols passagers avec une capacité en soute doivent être augmentés», plaide le directeur général de l’Iata, Alexandre de Juniac, pour qui «les frontières doivent être ouvertes pour permettre la distribution». La capacité actuelle de transport de fret par avion est insuffisante pour faire face à la demande. L’effondrement du trafic aérien international a limité l’offre, puisque 60% du fret aérien est transporté dans les soutes des avions de passagers. A tous les niveaux, des «task forces», des groupes de travail tant au niveau des Etats que de la profession et des entreprises ont été constitués. Particularité de la situation: ce sont les laboratoires eux-mêmes qui s’occupent de l’accréditation des transporteurs. «Dans l’ordre, une institution ou une autorité sanitaire d’un pays travaille avec un labo, ce dernier certifie sa chaîne logistique et c’est donc à lui de faire le travail avec ses sous-traitants pour que cette chaîne logistique respecte l’ensemble des critères…», résume Mathieu Friedberg.

F.Z.T. avec agences

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