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Société

Il y a 29 ans sur L'Economiste

Par Dr Mohamed BENABID | Edition N°:5883 Le 12/11/2020 | Partager
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Comment étaient l’économie et les entreprises marocaines quand L’Economiste fut créé. Cette sélection nous permet de mieux comprendre le présent et de juger l’évolution que L’Economiste accompagne depuis sa création à ce jour.

Dans son édition du 14 novembre 1991, L’Economiste s’intéresse à la question des jeunes diplômés chômeurs. Un sujet où il y a beaucoup plus d’incantations que de remèdes miracles. Les ambitions sont alors incarnées par le CNJA (Conseil National de la Jeunesse et de l’Avenir), un acronyme qui connaîtra une popularité retentissante dans la décennie qui allait suivre. Un an auparavant Feu Hassan II donne le coup d’envoi à la création de cet organisme consultatif avec pour enjeu de formuler des propositions pour l’insertion des jeunes. Le Conseil sera créé par dahir, le 20 février 1991 et son secrétariat général sera confié à l’usfpéiste Habib El Malki.

Les opérations de recensement menées au préalable par le ministère de l’Intérieur (qui détenait alors le portefeuille de l’information) seront tout aussi inédites que l’initiative elle-même. Pour la première fois des statistiques donnent un aperçu de la gravité du problème. Le sujet s’invite désormais dans l’espace public, mais il fallait parer au plus urgent: résorber le stock de jeunes diplômés chômeurs (100.000 identifiés en février 1991).

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Le recensement sera ainsi suivi d’une campagne de recrutement massive au sein de l’administration. Le plus gros de l’effort sera porté par les collectivités locales où les besoins étaient justifiés par l’accélération du processus de décentralisation, laquelle va multiplier les échelons: la seule année 1991 verra ainsi la création de quatre provinces et 12 préfectures.

La première session du CNJA accouche d’un programme de 21 recommandations, celles-ci allant de la refonte du code des investissements à la mobilisation de l’épargne en passant par le crédit jeunes-promoteurs qui deviendra concomitamment le grand sujet en vogue.

Le conseil tiendra plusieurs sessions jusqu’aux années 2000. Même si son bilan s’avèrera in fine contrasté compte tenu des attentes, le CNJA aura au moins contribué à améliorer le processus de connaissance sur une problématique protéiforme et sur laquelle il ne peut y avoir d’approche en silo.

Dès sa première session d’ailleurs, le conseil avait averti sur la difficulté de l’exercice, l’insertion des jeunes diplômés interpellant à la fois la lancinante perspective de l’inadéquation formation-emploi, laquelle reste d’une portée majeure, mais aussi des déterminants macro-économiques, sur lesquels le Maroc n’a toujours pas d’emprise.

M.B.

 

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