×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1233 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1233 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1243 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1247 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
International

Cour suprême des Etats-Unis : Débats et querelles au Sénat

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5865 Le 15/10/2020 | Partager
Nommée par Donald Trump, la juge Barrett est auditionnée
Elle assure tenir «sa foi à l’écart de ses jugements…»
Des avis très mitigés sur sa nomination
cour_supreme_des_etats-unis.jpg

L’audition de la juge Amy Coney Barrett doit se poursuivre jusqu’à jeudi 15 octobre. Le vote final du Sénat devrait se tenir à la fin du mois. Si elle est confirmée, il faudrait compter six juges conservateurs sur neuf (Ph. AFP)

La juge Amy Coney Barrett, nommée par Donald Trump à la Cour suprême des Etats-Unis passe son grand oral devant le Sénat américain. Elle a assuré devant les sénateurs chargés de confirmer sa nomination que «sa foi ne pesait pas dans ses décisions, mais a refusé de donner son avis sur plusieurs sujets brûlants, dont le droit à l’avortement». «Cela va être une longue semaine de querelles», a reconnu d’emblée le chef de la commission judiciaire du Sénat, le républicain Lindsey Graham.
Soumise à plusieurs questions après une première journée consacrée à des déclarations générales, la juge Barrett, âgée de 48 ans, a reconnu posséder «une arme et être attachée aux enseignements de l’Eglise catholique». Mais elle a assuré mettre de «côté ses convictions religieuses en tant que juge à la cour fédérale d’appel de Chicago». «Notre foi est importante pour nous», a-t-elle poursuivi, en mentionnant son mari et ses sept enfants, dont deux adoptés originaires d’Haïti et un petit dernier atteint de trisomie 21. «Mais ce sont mes choix et je n’ai jamais essayé de les imposer aux autres», a-t-elle assuré. 
Le débat s’annonce houleux entre des républicains admiratifs de cette juriste et des démocrates fustigeant un calendrier «irresponsable» en pleine pandémie et «illégitime» si près des élections. Après l’avoir complimentée sur ses enfants, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein a tenté, en vain, de connaître son opinion sur l’arrêt Roe V. Wade de 1973, qui a reconnu le droit des Américaines à avorter. «Que je dise que je l’aime ou que le déteste, cela va envoyer un signal alors que des recours sont pendants», a justifié la magistrate, avant de se dérober de la même manière sur le sujet des armes à feu, ou les droits des minorités sexuelles. La doyenne démocrate au Sénat a jugé «inquiétant de ne pas avoir de réponse claire», mais s’est gardée de renouveler les critiques qu’elle avait émises il y a trois ans lors d’une première audition de Barrett.
Dans un pays où un quart de la population est athée ou sans religion, le rival de Donald Trump, Joe Biden, avait intimé à ses troupes de ne pas s’avancer sur ce terrain miné. «Sa foi ne doit pas entrer en considération», a-t-il déclaré. Les démocrates s’y sont pliés, maintenant un ton courtois envers la magistrate.
Depuis que Trump l’a désignée pour succéder à la juge progressiste Ruth Bader Ginsburg, décédée le 18 septembre, les démocrates réservent leurs piques au président républicain. Ils lui reprochent notamment d’avancer à marche forcée pour arracher la confirmation de la juge avant les élections du 3 novembre, au mépris des électeurs. Mais ils sont minoritaires au Sénat et ne devraient pas réussir, sauf surprise, à empêcher la juge Barrett de cimenter la majorité conservatrice à la Cour suprême (qui serait de six juges sur neuf avec elle).
Faute de pouvoir peser sur le vote du Sénat, ils semblent déterminés à ramener les débats sur les questions de santé, centrales dans un pays ravagé par la pandémie Covid-19. Leur angle d’attaque? La loi emblématique de l’ex-président Barack Obama qui a octroyé une couverture maladie à des millions d’Américains.
Un recours contre l’Obamacare, introduit par des républicains, doit être examiné en novembre par la Cour suprême qui, à en croire les démocrates, risque d’invalider la loi si la juge Barrett participe à la décision. Elle veut «s’en débarrasser», a assuré Joe Biden. «Je ne suis pas hostile à cette loi», a rétorqué la magistrate sans jamais se départir de son calme ni de son sourire. «Je n’ai jamais eu de conversation avec le président ou un membre de son équipe sur la façon dont je pourrais trancher ce dossier», a-t-elle encore noté. Plus largement, elle a dit n’avoir pris «aucun engagement» avec la Maison-Blanche ou le Sénat sur la manière dont elle trancherait les dossiers sensibles, y compris de possibles litiges post-élections.
F.Z.T. avec AFP

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc