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Entreprises

Rachat de Suez par Veolia Pas de visibilité sur le Maroc

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5861 Le 09/10/2020 | Partager
La concrétisation du deal prendra au moins 2 ans
Quel impact sur les services aux collectivités locales?
Les géants de l’eau et des déchets se partagent 70% du marché national
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«Je suis très heureux de poser aujourd'hui en France la première pierre d'un super champion mondial de la transformation écologique», a déclaré mardi 6 octobre le PDG de Veolia, Antoine Frérot (à droite). A gauche, Bertrand Camus, DG de Suez (Ph. AFP)

Est-il encore trop tôt pour se prononcer sur l’impact du rachat de Suez par Veolia? Alors que le duel entre les deux géants de l'eau et des déchets se poursuit en France, la méga-fusion pourrait être lourde de conséquences pour le Maroc.

Le groupe Veolia va-t-il concentrer les services eau/déchets solides aux municipalités marocaines? Sera-t-il en situation de monopole pour les services en mode gestion déléguée? L’autorité délégante aura-t-elle son mot à dire ou se contentera-t-elle d’acter la fusion? Quel impact sur le pouvoir de négociation des autorités locales face à un géant omnipotent? Qu’en est-il des milliers de postes d’emplois en jeu (plus de 12.000 salariés cumulés)?

Autant d’interrogations qui restent sans réponses pour le moment en attendant les péripéties de cette fusion qui défraye la chronique en France. «Veolia Maroc ne peut rester silencieuse quant aux intentions de sa maison mère», commente une source bien informée.

Il subsiste aussi des doutes sur l’avenir des participations marocaines dans Suez et Veolia. Il faut dire qu’il ne s’agit pas de n’importe quelles entreprises, mais de deux mastodontes ayant une forte présence sur l’ensemble du territoire marocain.

En matière de services aux collectivités, les 2 groupes opèrent depuis des années dans plusieurs villes. Ils se partagent à peu près 70% du marché national du traitement des déchets et de l’eau et réalisent chacun entre 7 et 8 milliards de DH de chiffres d’affaires annuel.

Veolia compte 4 filiales dont les plus connues comme Redal et Amendis, opèrent en mode gestion déléguée. Le groupe assure les services de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement pour les villes de Rabat, Salé, Tanger et Tétouan. Il brigue également la gestion de la décharge d’Oum Ezza (Rabat) et éventuellement celle de Médiouna (Casablanca), si l’opportunité se présente.

Pour sa part, Suez gère entre autres les services d’eau potable et d’assainissement, l’éclairage public et l’électricité à Casablanca, via sa filiale Lydec. Sita Blanca s’est retirée en revanche en 2017 de la gestion des ordures ménagères à Casablanca (officiellement pour non-rentabilité du contrat de gestion déléguée).

Des interrogations légitimes se posent donc sur l’avenir de la distribution d’eau et d’électricité dans les principales villes du Royaume (Casablanca, Rabat, Tanger et Tétouan), en plus des filiales dans le traitement des déchets...
Veolia n’a pas encore précisé son projet pour l’activité Eau à l’international (qui serait éventuellement cédé au fonds Meridiam, selon la presse française) tout comme l’activité Eau en France.

                                                                            

Super champion de la transition écologique

Après deux mois d'une âpre bataille entre géants français, le raid de Veolia pour fusionner avec son rival Suez a franchi une étape décisive lundi 5 octobre: Engie, le principal actionnaire de Suez, a décidé de lui vendre ses parts, en dépit du vote contraire de l'État. L’offre, qui expirait à minuit concerne 29,9% du capital de Suez, vendu à 3,4 milliards d'euros.
Les représentants de l'État, actionnaire de référence du géant de l'énergie à hauteur de 22% et présent à ce titre au conseil d'administration du groupe, étaient opposés à cette vente, en raison du caractère «inamical» du dossier, alors que Suez, N°2 mondial de l'eau et des déchets, se bat pour son indépendance. Veolia, le leader mondial du secteur, compte désormais engager une OPA sur le reste des actions – au même prix attractif de 18 euros par action –, afin de bâtir un «super champion de la transition écologique». Le projet, sous conditions suspensives liées à l'aval des autorités de la concurrence, devrait prendre 12 à 18 mois.

Aziza EL AFFAS

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