×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Régions

Tanger: Les bazaristes appellent à l’aide

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5836 Le 04/09/2020 | Partager
Faute de clients, ils sont en arrêt forcé depuis 5 mois
Exclus du contrat-programme avec le secteur touristique, ils craignent le pire

Ils figurent parmi les grands oubliés de cette pandémie mondiale. L’arrêt net du tourisme international et l’absence de visiteurs a privé les bazaristes de Tanger de leur principal et presque unique client, le touriste étranger. Une situation qui risque de durer encore un bout de temps, l’ouverture des frontières n’étant pas encore à l’ordre du jour.

tanger-bazard-036.jpg

Les bazars broient du noir depuis près de six mois. Sans touristes étrangers, leurs revenus se sont réduits comme une peau de chagrin pour devenir quasiment nuls (Ph. Adam)

La demi-centaine de bazars et autres commerces assimilés qui avaient pignon sur rue à Tanger réussira-t-elle à tenir le coup? Selon leur association, le secteur serait au bout de l’agonie après une pause forcée de plus de 5 mois. Les ventes se sont réduites comme une peau de chagrin pour tendre vers zéro, et les marchandises stockées dans les locaux fermés auraient très mal supporté le confinement. En effet, certains produits, surtout ceux fabriqués à base de cuir et de bois ont été endommagés par l’humidité, menaçant de peser encore plus dans la trésorerie malmenée de ces établissements.

Ce qui inquiète le plus les bazaristes, c’est «l’absence d’intérêt de la part des autorités». «Nous faisions partie de toutes les réunions dédiées au secteur du tourisme, maintenant on nous évite», déplore l’association dans un communiqué. Elle tient aussi à rappeler que le secteur n’a rien d’informel, vu le nombre de taxes auxquelles il est soumis.

A travers leurs représentants, ces commerçants particuliers demandent à ce que des mesures précises dédiées au secteur soient mises en place de toute urgence pour sauver le secteur d’une faillite inévitable et coûteuse.
Le bazar, comme le rappelle l’association, fait vivre tout un tissu d’artisans et de commerçants, les grands oubliés de la crise.

Les professionnels se plaignent aussi d’avoir été écartés du contrat-programme signé récemment entre les opérateurs du tourisme et le ministère de tutelle. Les bazaristes, ainsi que d’autres métiers, se considèrent de plein droit acteurs de l’écosystème global qu’est le secteur touristique, et attendent d’être traités comme le reste de ses membres.

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc